Dans le cadre de l’appui aux efforts nationaux visant la mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation des projets nationaux dans les domaines de la lutte contre les défis du changement climatique et de l’appui au développement, le Ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger et le Ministère de l’Environnement ont organisé, en collaboration avec les Ministères des Finances et de l’Économie et de la Planification, et en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), aujourd’hui le 7 Octobre 2026, au siège de l’Académie Diplomatique Internationale de Tunis, un atelier national sur l’accès au financement climatique international, dont l’ouverture a été présidée conjointement par M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, et M. Habib Abid, Ministre de l’Environnement, en présence de cadres des différents ministères et structures concernés.
L’atelier a porté sur les moyens de renforcer les capacités nationales afin de tirer un meilleur parti des mécanismes internationaux de financement du climat, à travers la présentation des différents instruments et outils de financement disponibles et la clarification des conditions et critères d’accès à ces derniers, de manière à permettre la préparation et la soumission de projets prioritaires répondant aux besoins nationaux et s’alignant, dans le même temps, avec les normes techniques adoptées par les mécanismes de financement internationaux.
Dans son allocution d’ouverture, le Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger a affirmé que la mobilisation des financements climatiques constitue une priorité nationale et un axe fondamental de l’action de la diplomatie tunisienne, rappelant que cette question figurait parmi les priorités de la participation de la Tunisie à la semaine de haut niveau de la quatre-vingt-unième session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, et soulignant l’importance de poursuivre l’action diplomatique pour identifier les opportunités de financement disponibles et promouvoir les projets tunisiens éligibles au financement international.
M. Mohamed Ali Nafti a également mis en relief que les ambitions climatiques de la Tunisie dans le cadre de sa « Contribution Déterminée au niveau National 3.0 » et la mise en œuvre des projets inscrits au plan de développement pour la période 2026-2030 exigent la mobilisation d’importantes ressources financières et d’investissements, insistant dans ce contexte sur l’importance d’adopter une nouvelle approche en matière de mobilisation des financements climatiques fondée sur le renforcement de la coordination nationale entre les différentes structures et institutions concernées, le passage de projets dispersés à des programmes et projets structurants bancables, et de la recherche de financements pour des projets isolés à l’élaboration de projets à fort potentiel de transformation, capables d’attirer et d’intégrer des sources multiples de financement, y compris les dons, les prêts concessionnels, les garanties, les financements mixtes et les mécanismes financiers innovants.
Il a, en outre, souligné l’importance d’explorer les mécanismes de conversion de la dette en financement en faveur du climat et du développement, en tant qu’outils innovants pouvant contribuer à orienter des ressources supplémentaires vers les priorités nationales, saluant à cet égard l’initiative lancée par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO).
Pour sa part, M. Habib Abid, Ministre de l’Environnement, a mis en avant les orientations sectorielles d’adaptation et de résilience face aux défis climatiques, passant en revue le plan d’action et les contributions déterminées au niveau national couvrant les secteurs concernés par l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation aux impacts croissants des changements climatiques, ainsi que les projets d’investissement actuels et programmés.
Il a également abordé les mécanismes de coopération internationale disponibles et le rôle transversal du Ministère de l’Environnement dans l’appui aux stratégies sectorielles et la contribution à la mobilisation des ressources financières, soulignant dans ce cadre l’importance du marché du carbone et la possibilité d’en bénéficier, tout en mettant l’accent sur la nécessité de fixer les normes techniques des projets et de définir le cadre institutionnel approprié. Il a enfin insisté sur l’importance du renforcement des capacités nationales en matière d’élaboration et de négociation des projets, et sur la nécessité d’œuvrer à la réduction des délais séparant la phase des études du démarrage effectif de la réalisation des projets.













































