Plus de 50 représentants de pays africains et d’institutions de financement du développement se sont réunis à Vienne la semaine dernière afin de renforcer les systèmes de gestion des risques environnementaux et sociaux dans les projets de développement, dans le cadre d’une initiative de renforcement des capacités menée par le Groupe de la Banque africaine de développement et le Fonds de l’OPEP pour le développement international.
Cet atelier de trois jours, organisé par le Groupe de la Banque, le Fonds de l’OPEP et la Commission néerlandaise pour l’évaluation environnementale (NCEA), a marqué la deuxième phase de l’initiative de Renforcement des capacités environnementales et sociales (E&S) de la Banque africaine de développement et du Fonds de l’OPEP, lancée en juin 2025 à Vienne, en Autriche.
Parmi les participants figuraient des hauts responsables des autorités de régulation du Tchad, des Comores, de la République démocratique du Congo (RDC), du Kenya, de Madagascar, du Niger, du Sénégal et de l’Ouganda, auxquels se sont joints des membres du personnel de la Banque mondiale, de la Banque islamique de développement, de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, de la BADEA, du Fonds saoudien pour le développement, du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, du Fonds arabe pour le développement économique et social, du Private Infrastructure Development Group, de l’UNESCO, ainsi que les cabinets de conseil en environnement Alpage et Ramboll.
Au cours de sessions comprenant des tables rondes et des présentations d’études de cas, les participants ont examiné les questions suivantes : l’acquisition de terres et la réinstallation, la biodiversité, l’inclusion sociale, les violences sexistes et l’exploitation sexuelle, les abus et le harcèlement, le patrimoine culturel, ainsi que la santé et la sécurité au travail et au sein des communautés. Ils ont également découvert différentes approches en matière de financement et de suivi des plans de gestion environnementale et sociale, ainsi que de renforcement de la coopération entre les institutions financières et les autorités de régulation nationales.
Cette initiative s’appuie sur les évaluations des systèmes environnementaux et sociaux nationaux réalisées par la Banque africaine de développement dans des pays comme le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Tchad, les Comores, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Érythrée, le Gabon, la Gambie, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan du Sud, le Togo, la Tunisie et l’Ouganda.
« Les mesures de sauvegarde environnementales et sociales ne constituent pas un élément accessoire du développement ; elles font partie intégrante d’un développement plus durable, plus inclusif et plus équitable », a déclaré Musab Alomar, vice-président du Fonds de l’OPEP chargé de la stratégie. « Veiller à ce que les projets que nous finançons respectent des normes environnementales et sociales rigoureuses est une responsabilité partagée et une pierre angulaire d’un développement efficace. »
Maman-Sani Issa, directeur des sauvegardes environnementales et sociales et de la conformité du Groupe de la Banque, a déclaré que ce partenariat offrait aux pays des opportunités concrètes d’échanger leurs expériences et de renforcer leurs capacités nationales.
« L’objectif est de doter nos pays membres régionaux des connaissances et des compétences pratiques nécessaires pour intégrer les considérations environnementales et sociales dans la conception et la mise en œuvre des projets », a-t-il déclaré. « Des systèmes nationaux plus solides contribueront à améliorer l’utilisation durable et la préservation des capitaux naturel et humain dans l’ensemble de nos pays membres, renforçant ainsi, à terme, la durabilité et l’impact sur le développement des projets que nous soutenons. »
La NCEA a animé un groupe de discussion permettant aux représentants des pays et aux institutions financières multilatérales de discuter de la manière de financer le suivi des plans de gestion environnementale et sociale, ainsi que de la façon dont ces institutions peuvent collaborer avec les autorités de régulation pour renforcer le suivi et la conformité.
Dennis van Peppen, directeur de la Commission néerlandaise pour l’évaluation environnementale, a souligné l’importance de cet atelier en tant que plateforme d’apprentissage par les pairs et de dialogue sur les défis et les opportunités liés au renforcement des systèmes environnementaux et sociaux nationaux.
Durant ces trois jours, l’équipe du Groupe de la Banque a également mené des discussions avec ses partenaires sur le cofinancement, le renforcement des capacités et d’autres questions.
La prochaine phase de l’initiative devrait inclure des formations sur mesure au niveau national, conçues pour répondre aux défis spécifiques à chaque pays et renforcer davantage les systèmes de sauvegarde environnementale et sociale comme fondements d’une mise en œuvre durable des projets.
À propos du Fonds de l’OPEP pour le développement international :
Le Fonds de l’OPEP est la seule institution de développement dotée d’un mandat mondial qui octroie des financements provenant de ses pays membres exclusivement à des pays non membres. Le Fonds collabore avec des pays en développement partenaires et la communauté internationale du développement afin de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté.
À propos de la Commission néerlandaise pour l’évaluation environnementale
La Commission néerlandaise pour l’évaluation environnementale conseille et apporte son soutien aux gouvernements, organisations et institutions du monde entier dans l’évaluation des impacts potentiels sur les populations et l’environnement dans le cadre de processus décisionnels majeurs.













































