En marge de sa participation aux travaux du segment de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à’Étranger, s’est entretenu, le 24 septembre 2026, avec Mme Dubravka Šuica, Commissaire Européenne à la Méditerranée.
La rencontre a constitué une occasion d’insister sur l’importance des relations entre la Tunisie et l’Union Européenne, ainsi que sur la nécessité de poursuivre leur développement dans le cadre d’un partenariat équilibré fondé sur le respect mutuel, l’égalité, prenant en compte la souveraineté de la Tunisie et respectant ses institutions nationales.
Dans ce contexte, le Ministre a souligné la nécessité de réviser l’Accord d’Association entre la Tunisie et l’Union Européenne de manière à lui conférer davantage de réalisme et d’équité, et à en faire l’incarnation d’un partenariat véritable et solidaire, répondant aux mutations actuelles et prenant mieux en considération les intérêts des deux parties et leurs priorités, notamment en ce qui concerne les échanges commerciaux, la coopération financière et les programmes scientifiques conjoints.
L’entretien a également porté sur le dossier de la migration et de la mobilité, le Ministre réitérant l’attachement de la Tunisie à une approche globale et équilibrée de la migration, fondée sur le respect des droits de l’Homme et le traitement des causes profondes de la migration irrégulière, tout en poursuivant la lutte contre les réseaux de trafic et de traite des êtres humains et en renforçant les voies de mobilité et de migration régulière.
Les perspectives de la coopération euro-méditerranéenne ont été aussi abordées, le Ministre affirmant le soutien de la Tunisie à toute initiative de nature à renforcer l’intégration et la coopération dans l’espace méditerranéen, sur la base d’un partenariat effectif et d’une responsabilité partagée prenant en compte les priorités des États partenaires ainsi que la centralité de la cause palestinienne, laquelle exige une solution juste, globale et durable en l’absence de laquelle les piliers de la sécurité, de la stabilité et du développement partagé ne sauraient être instaurés dans la région.
Pour sa part, la responsable européenne a précisé qu’elle est consciente des exigences de l’étape afin d’instaurer un partenariat fondé sur les intérêts communs, le respect de la souveraineté et le développement des cadres de dialogue, exprimant l’espoir de voir le Conseil d’Association Tunisie-Union Européenne constituer un point de départ pour cette relation.














































