Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, M. Wail Chouchane, a présidé, mercredi 23 septembre, à Tunis, l’ouverture de la deuxième édition du Forum Africa Energy, placé sous le thème : « Leadership et coopération pour un avenir sûr et durable ».
La séance d’ouverture a réuni notamment l’ancien président de la Society of Petroleum Engineers (SPE), M. Olivier Houzé, le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), M. Nafaâ El Baccari, la chargée de la gestion de la Direction générale des hydrocarbures et de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), Mme Rania Marzouki, ainsi que le président de l’Association des professionnels de l’énergie, M. Hichem Ben Mansour. Plusieurs experts et professionnels du secteur énergétique ont également pris part à cette rencontre.
Dans son allocution, M. Wail Chouchane a souligné que l’énergie constitue désormais un facteur essentiel de souveraineté économique, de compétitivité industrielle et d’attractivité des investissements, dans un contexte marqué par de profondes mutations à l’échelle mondiale.
Il a relevé que les décisions prises aujourd’hui en matière d’infrastructures, de diversification des sources d’énergie et de développement technologique auront un impact déterminant sur l’avenir des systèmes économiques et leur capacité à répondre à la croissance de la demande énergétique tout en maîtrisant les coûts de production.
Le secrétaire d’État a également rappelé que les hydrocarbures continuent de jouer un rôle important dans l’équilibre énergétique, parallèlement au potentiel considérable des énergies renouvelables pour diversifier les sources d’approvisionnement, renforcer l’autonomie énergétique et améliorer, à moyen et long terme, la compétitivité de la production d’électricité.
Il a par ailleurs mis en avant l’importance de l’efficacité énergétique, qui offre des possibilités concrètes de réduction de la consommation et d’amélioration de la performance des entreprises industrielles. Il a également souligné le rôle croissant des nouvelles technologies — notamment la digitalisation, l’intelligence artificielle, les réseaux intelligents et les solutions de stockage — dans la modernisation et la gestion des infrastructures énergétiques.
Selon M. Chouchane, la transition énergétique figure désormais au cœur des priorités stratégiques de la Tunisie, compte tenu du lien étroit entre sécurité énergétique et compétitivité économique.
Face au déficit énergétique, la Tunisie a engagé une transformation progressive de son système énergétique, fondée principalement sur le développement des énergies renouvelables, la maîtrise de la demande à travers l’amélioration de l’efficacité énergétique, le renforcement de la compétitivité du tissu industriel, ainsi que le développement des compétences, la création de valeur ajoutée et de nouvelles opportunités d’emploi dans les différentes régions du pays.
Le secrétaire d’État a également indiqué que la Tunisie a engagé, au cours des dernières années, plusieurs programmes d’investissement dans les énergies renouvelables. Plusieurs centrales solaires sont ainsi déjà entrées en exploitation, tandis que de nouveaux projets ont été attribués et que d’autres projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire et éolienne sont en cours de développement, grâce à des investissements publics et privés.
Il a, dans ce contexte, insisté sur l’importance de l’autoproduction d’électricité à partir des énergies renouvelables, considérée comme un mécanisme permettant aux entreprises économiques de mieux maîtriser leurs coûts énergétiques et de renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux. Ces efforts s’accompagnent d’un processus de modernisation du réseau électrique et d’amélioration de la performance des entreprises publiques.
M. Wail Chouchane a également souligné l’importance des partenariats internationaux et régionaux dans l’accompagnement de la transition énergétique, notamment à travers le financement des infrastructures, le transfert de technologies, le développement des compétences et le renforcement de l’intégration entre les marchés.
Il a mis en avant, à cet égard, l’importance de la position géographique de la Tunisie ainsi que de ses relations historiques avec ses partenaires régionaux et internationaux.
La coopération énergétique entre la Tunisie et l’Algérie, développée depuis plusieurs décennies, illustre la profondeur des relations régionales. Parallèlement, le partenariat avec l’Italie et l’Union européenne connaît une nouvelle dynamique, notamment à travers le projet d’interconnexion électrique ELMED, qui permettra de relier les réseaux électriques tunisien et italien et de développer les échanges énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée.
À noter que ce forum est organisé par l’Association des professionnels de l’énergie TENS, en partenariat avec l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP) et l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).
La rencontre réunit différents acteurs des secteurs de l’énergie, des hydrocarbures, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la décarbonation et des nouvelles technologies, avec pour objectif de favoriser l’échange d’expériences et d’expertises et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération et d’investissement.













































