Les pluies exceptionnelles qui se sont abattues sur la Tunisie entre le 19 et le 21 janvier 2026 ont marqué le pays par leur intensité et leurs conséquences économiques. Selon un rapport de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), ces événements climatiques ont eu des effets à la fois bénéfiques et préjudiciables sur l’économie nationale.
D’un côté, ces précipitations abondantes ont contribué à la recharge des nappes phréatiques, à l’amélioration de l’humidité des sols et à la reconstitution partielle des réserves hydriques. Ces apports en eau constituent un atout important pour l’agriculture tunisienne et renforcent la sécurité hydrique du pays dans un contexte marqué par plusieurs années de sécheresse.
Cependant, les conséquences négatives ont été importantes. Les inondations ont provoqué des pertes humaines, endommagé des infrastructures routières et des réseaux d’assainissement, perturbé les activités économiques locales et affecté certaines exploitations agricoles. Les régions les plus touchées ont été le Grand Tunis, le gouvernorat de Nabeul ainsi que plusieurs zones du Sahel, notamment Monastir et Sousse.
Les données de l’Institut National de la Météorologie (INM) illustrent le caractère exceptionnel de cet épisode. Janvier 2026 a enregistré une pluviométrie représentant 206 % de la normale climatique nationale, ce qui en fait le sixième mois de janvier le plus pluvieux depuis 1950.
Au-delà des impacts immédiats, cet épisode met en lumière les défis croissants liés au changement climatique. Le rapport de l’IACE souligne que ces événements révèlent les fragilités structurelles du territoire tunisien face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Il appelle à renforcer la résilience des infrastructures, à améliorer les systèmes de prévention des risques et à développer des stratégies d’adaptation capables de limiter les coûts économiques futurs.
Les pluies de janvier 2026 rappellent ainsi qu’un événement climatique peut être à la fois une source d’opportunités pour les ressources hydriques et un facteur de vulnérabilité économique lorsqu’il dépasse les capacités d’adaptation des territoires.
Rapport : https://shorturl.at/7gggO





































