Le ministère indien des Affaires étrangères a qualifié jeudi d’« inacceptable » l’attaque visant un navire battant pavillon indien au large des côtes omanaises, qui aurait fait naufrage, selon une organisation spécialisée dans la surveillance de la sécurité maritime.
New Delhi n’a pas fourni davantage de précisions sur les circonstances de l’incident survenu mercredi, ni sur le sort du navire concerné, ni sur l’identité des auteurs présumés.
« L’attaque contre un navire battant pavillon indien au large des côtes omanaises est inacceptable, et nous déplorons que la navigation commerciale et les marins civils continuent d’être pris pour cible », a déclaré le ministère dans un communiqué.
Selon les autorités, l’ensemble des membres d’équipage, secourus par les autorités de Mascate, sont sains et saufs, sans autres détails.
D’après la société de sécurité maritime Vanguard Tech, le navire cargo — identifié comme le MSV Haj Ali — transportait 14 membres d’équipage et aurait coulé après une explosion au large d’Oman. La société indique que le navire acheminait du bétail depuis le port de Berbera, dans la région séparatiste du Somaliland en Somalie, vers Sharjah, aux Émirats arabes unis.
Vanguard Tech évoque une « explosion suspecte », potentiellement causée par une frappe de drone ou de missile. Un incendie se serait déclaré à bord, contraignant l’équipage à abandonner le navire avant son naufrage.
Interrogé, le ministère indien des Affaires étrangères n’a pas répondu aux demandes de précisions.
Cet incident intervient dans un contexte de fortes tensions autour des voies maritimes stratégiques de la région, notamment le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, ce qui influence directement les marchés de l’énergie.
L’Inde accueille par ailleurs cette semaine une réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS, un groupe de dix pays représentant près de la moitié de la population mondiale.
À cette occasion, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rappelé que le détroit d’Ormuz reste « ouvert à tous » les navires commerciaux coopérant avec les forces navales iraniennes, sans évoquer directement l’incident.

















































