La France et le Kenya organiseront conjointement, les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, le sommet « Africa Forward : Partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». Cette nouvelle formule de rencontre vise à impulser une dynamique renouvelée dans les relations entre la France et les pays africains, en mettant l’accent sur les priorités économiques, l’entrepreneuriat et la jeunesse.
Un rendez-vous continental de haut niveau
Le sommet réunira plusieurs chefs d’État et de gouvernement issus de France et de nombreux pays africains. Plus de 2 000 participants, représentant les sphères politique, économique et de la société civile, sont attendus, aux côtés de figures internationales du sport. Des institutions majeures telles que l’Union européenne, l’Union africaine ainsi que les principales banques de développement, dont le groupe AFD, prendront également part aux travaux.
Conçu comme un espace de dialogue et de co-construction, l’événement ambitionne de proposer des réponses concrètes aux défis communs entre l’Afrique et la France. Une attention particulière sera accordée aux jeunes leaders africains, afin de mettre en lumière leurs propositions et leur vision pour l’avenir du continent.
Une nouvelle approche des relations afro-françaises
Le sommet « Africa Forward » s’inscrit dans une volonté de refondation des relations entre la France et l’Afrique, reposant sur des partenariats plus équilibrés et mutuellement bénéfiques. Il entend valoriser les évolutions engagées depuis 2017 dans une logique de coopération renouvelée et de multilatéralisme inclusif, en cohérence avec le Pacte pour la prospérité, les peuples et la planète adopté à Paris en 2023.
Cette édition revêt également un caractère symbolique, puisqu’elle se tiendra pour la première fois dans un pays africain non francophone, illustrant une volonté d’ouverture vers l’ensemble du continent et de dépassement des cadres traditionnels de coopération.
L’économie et l’innovation au cœur des priorités
Les enjeux économiques occupent une place centrale dans les travaux du sommet. Plusieurs thématiques stratégiques seront abordées, notamment la réforme de l’architecture financière internationale, la transition énergétique, l’industrialisation verte, l’économie bleue, ainsi que le développement de l’intelligence artificielle et des technologies numériques.
Le secteur privé, la société civile et les diasporas seront considérés comme des moteurs essentiels de cette nouvelle dynamique. Leur rôle dans l’innovation et la recherche de solutions concrètes aux défis contemporains sera particulièrement mis en avant.
Un forum économique réunira des dirigeants d’entreprises africaines et françaises, des responsables de PME, de jeunes entrepreneurs ainsi que des représentants du secteur public. L’objectif est de favoriser la création de nouveaux partenariats et de renforcer les synergies économiques entre les différents acteurs.
La Tunisie, un acteur clé dans les nouvelles dynamiques afro-françaises
Membre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), tout en étant fortement intégrée au marché européen via son accord d’association avec l’Union européenne, la Tunisie occupe une position stratégique dans les échanges euro-africains. Cette configuration lui permet de jouer un rôle central et de saisir de nouvelles opportunités sur les marchés africains, notamment à travers des partenariats avec près de 1 500 acteurs économiques attendus à Nairobi.
Dans cette perspective, la Tunisie bénéficie du programme Qawafel, destiné à accompagner l’internationalisation des startups et PME tunisiennes en Afrique. Ce mécanisme, financé par la France et mis en œuvre par Expertise France, vise à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le continent et à faciliter leur intégration dans les chaînes de valeur régionales.
Sur le plan économique, la France est aujourd’hui le quatrième investisseur en Afrique, avec un stock d’investissements estimé à 52 milliards d’euros en 2024, dont près de 3 milliards en Tunisie. Les échanges commerciaux entre la France et l’Afrique ont dépassé 65 milliards d’euros en 2025, dont environ 9 milliards avec la Tunisie.
Enfin, le nombre de filiales françaises implantées en Afrique a doublé en quinze ans, générant environ 500 000 emplois directs, dont près de 70 000 en Tunisie, illustrant l’intensité et la profondeur des liens économiques entre les deux rives.














































