Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, M. Samir Abid, a présidé, dans la matinée du mardi 5 mai 2026, l’ouverture d’un atelier consacré au programme d’accélération du commerce et de l’investissement dans le cadre de l’Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cet atelier, qui se tient sur deux jours (5 et 6 mai 2026), s’est déroulé en présence de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon, M. Saito Jun, ainsi que de plusieurs experts et représentants des structures publiques et du secteur privé.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a mis en avant la solidité des relations de coopération tuniso-japonaises, qui célèbrent cette année leur 70e anniversaire, soulignant leur évolution vers un partenariat multidimensionnel couvrant notamment les infrastructures, les technologies modernes et les énergies renouvelables. Il a également relevé que la présence d’entreprises japonaises dans des secteurs stratégiques tels que l’industrie automobile, les composants électroniques et l’énergie reflète la confiance accordée aux compétences tunisiennes et à la compétitivité du climat des affaires.
M. Samir Abid a indiqué que le lancement, en mars 2025, du programme d’accélération du commerce et de l’investissement (ATIA) dans le cadre de la ZLECAf constitue une étape supplémentaire vers le renforcement de l’intégration africaine. Ce programme vise à promouvoir des partenariats innovants entre entreprises africaines et japonaises, à développer les chaînes de valeur régionales, à dynamiser l’industrie, à attirer les investissements et à contribuer à la construction d’un marché numérique africain intégré.
Il a précisé que le projet ATIA repose sur trois axes principaux : l’investissement, le commerce des services et le commerce numérique, soulignant l’importance particulière de cet atelier en raison de son lien avec le secteur du commerce numérique, l’un des plus dynamiques à l’échelle mondiale.
Dans ce contexte, le ministre a affirmé que la Tunisie ambitionne de se positionner comme un hub régional du commerce numérique, en s’appuyant sur ses atouts, notamment une infrastructure développée, des ressources humaines qualifiées et un cadre législatif avancé.
À cette occasion, il a également présenté plusieurs initiatives lancées par le ministère pour faciliter l’accès des entreprises aux marchés numériques internationaux, dont la mise en place d’un régime spécifique d’exportation via les moyens électroniques, ainsi que le projet « Easy Export », visant à numériser et simplifier les procédures d’exportation au profit des PME, des jeunes entrepreneurs, des femmes et des artisans, notamment à travers le réseau postal.
Par ailleurs, le ministre a souligné que l’évaluation de la préparation réglementaire au commerce numérique (DTRRA) constitue un outil stratégique pour diagnostiquer le cadre juridique et institutionnel, identifier les écarts par rapport aux normes internationales et aux exigences du protocole de la ZLECAf, et élaborer une feuille de route de réformes, contribuant ainsi à améliorer la visibilité pour les opérateurs économiques et à stimuler l’investissement.
Il a ajouté que cet atelier représente un espace de dialogue et de concertation entre les différentes parties prenantes, à travers une approche participative dans l’élaboration des réformes et le renforcement de la coordination entre les structures concernées.
En conclusion, le ministre a rappelé que la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine dépend de la capacité à traduire les orientations stratégiques en actions concrètes fondées sur la réforme, l’investissement, la coopération et l’innovation. Il a appelé, à ce titre, à formuler des recommandations pratiques susceptibles de renforcer la position de la Tunisie dans l’économie numérique et d’approfondir son intégration dans son environnement africain et international.













































