Lors des 39ᵉ Journées de l’Entreprise, le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a déclaré que l’appel d’offres concernant le nouveau passeport biométrique et la carte d’identité biométrique sera publié « très prochainement ».
Le projet devrait être opérationnel d’ici la fin de 2026 ou au début de 2027, dans le cadre d’une refonte nationale des services administratifs, selon le ministre.
Sofiene Hemissi a rappelé que l’introduction des documents biométriques s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation de l’administration. L’objectif est de renforcer la sécurité numérique, d’optimiser les démarches citoyennes et d’aligner les normes tunisiennes sur les standards internationaux.
Hemissi a précisé que l’appel d’offres ainsi que les différentes étapes réglementaires seront révélés dans les semaines à venir, confirmant que les services de l’État avancent à un rythme « résolu » pour respecter l’échéance fixée.
Le ministre a souligné l’urgence de lancer un programme national visant à renforcer les compétences tunisiennes et à préserver les expertises locales. Selon lui, la transformation numérique nécessite une montée en compétences continue, rendue possible grâce à la collaboration avec l’Institut arabe des chefs d’entreprise et plusieurs structures publiques et privées.
L’objectif affiché est de créer un environnement qui valorise les talents tunisiens, réduit la fuite des compétences et assure une souveraineté technologique durable.
De plus, Hemissi a souligné le rôle central des start-ups dans la transition numérique du pays. Il a affirmé que la stratégie gouvernementale repose « fortement » sur leur contribution, ces jeunes entreprises étant perçues comme un moteur d’innovation, d’expérimentation et de réactivité.
La politique publique actuelle, a-t-il rappelé, inscrit la digitalisation comme une étape incontournable pour moderniser l’économie et transformer l’action administrative.
Le ministre a également souligné que la transformation numérique représente l’un des axes transversaux du plan de développement national. Tous les ministères sont impliqués, ce qui rend essentielle une coordination accrue entre les entités publiques afin de garantir la cohérence et l’efficacité des projets.












































