L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a rejeté, le lundi 7 avril 2025, le projet de loi n°85/2024 relatif à l’approbation d’un accord de prêt entre la République tunisienne et l’Agence française de développement (AFD).
Ce prêt, signé le 25 juin 2024, avait pour but de financer une ligne de crédit destinée aux petites et moyennes entreprises (PME) afin de soutenir la reprise économique.
Malgré l’appui du gouvernement, la proposition n’a pas obtenu la majorité nécessaire. Parmi les députés présents, 48 ont voté pour, 31 contre et 13 se sont abstenus. Cependant, conformément à la Constitution, l’adoption d’un projet de loi ordinaire exige la majorité des membres présents, avec un minimum d’un tiers des députés. L’absence d’un quorum suffisant a donc entraîné le rejet du texte.
Ce refus survient alors que la Tunisie est en quête de financements extérieurs, une tendance qui engendre des tensions au sein de la classe politique. Alors que certains jugent ces emprunts indispensables pour relancer l’économie, d’autres dénoncent un endettement excessif, pouvant mettre en péril la souveraineté financière du pays.
Ce prêt, d’un montant de 80 millions d’euros (environ 270 millions de dinars tunisiens), avait été présenté à l’ARP à la demande de la présidence de la République. Il faisait partie d’une série d’emprunts récemment validés par le Parlement, un choix qui a suscité des débats intenses. Plusieurs députés et observateurs critiquent une politique d’endettement considérée comme préoccupante, soulignant l’absence d’une stratégie claire pour assurer la viabilité financière du pays.












































