Les activités de la cinquième session des Rencontres du Théâtre Amateur, organisées par l’Opéra Théâtre de Tunis, ont pris fin le soir du samedi 15 février 2025, au pôle du théâtre et des Arts de la Scène, dans la Salle des jeunes créateurs de la cité de la culture Chadli Klibi.
Cette semaine dédiée au théâtre, aux performances scéniques et aux jeunes talents a permis au public d’apprécier diverses pièces aux contenus et styles variés, présentées par de jeunes passionnés de théâtre venus de plusieurs régions du pays. Ils se sont rassemblés à la cité de la culture pour démontrer que le théâtre amateur constitue le point de départ du parcours théâtral.
La pièce de clôture était « Tamurt Al-Watan », mise en scène par Omar ben Sultana et produite par l’association Haddadin à Sfax. Elle raconte l’histoire de Mohammed ben Saleh Zaghdani, surnommé Dagbaji, exécuté en 1924 sur une place publique à Hama par le colonisateur français.
Peu avant le début de la représentation, la musique de « Je suis libre et ma parole est libre » d’Amel Mathlouthi a résonné dans la Salle des jeunes créateurs, permettant aux acteurs de monter sur scène et de raconter librement l’histoire d’un combattant qui a mené de nombreuses batailles pour la libération de la Tunisie, coïncidant avec le centenaire de sa mort.
« Tamort » est un terme amazigh signifiant patrie ou pays. La pièce se concentre sur les deux dernières années de la vie de Dagbaji, après son retour de Libye, et montre sa quête de vengeance contre les Français pour les injustices infligées à son pays de Hama et à la Tunisie. L’œuvre évoque également certaines des batailles menées par Dagbaji avant qu’il ne soit capturé en Libye par le général italien Rodolfo, qui l’a remis aux autorités françaises, entraînant sa condamnation à mort par peloton d’exécution en mars 1924, trahi par « Ammar bin Said ». Dagbaji a refusé de se faire bander les yeux pendant son exécution, préférant affronter la mort les yeux ouverts.
La pièce résume les événements marquants de notre pays dans les années vingt du siècle dernier et rappelle tous les moments vécus par le Lion du Désert, qui a été « vendu » par son peuple de (Al-sabaihiya).
Vingt-trois acteurs, dont certains interprètent des figures de la famille dagbaji, comme la mère Aïcha, l’épouse bayya et la sœur Khadija, tandis que d’autres incarnent les figures de « falaga » en Tunisie et en Libye, notamment Khalifa Ben Askar, un des dirigeants libyens de la région de nalout, ainsi que « subaihia » Karim, Sahbi, Ammar Ben said, sans oublier les personnages des colonisateurs français et italiens.
L’œuvre a été présentée dans plusieurs langues et dialectes, et les costumes et accessoires conçus par Nour Lawati ont ajouté une touche de crédibilité au sujet, rendant les costumes fidèles à cette époque. La musique, composée par l’universitaire Karim thoulaibi, accompagnait le spectacle, enrichie d’effets sonores correspondant aux événements, tels que les bruits de balles et d’explosions.
Ce qui est sans doute remarquable dans la pièce « tamurt », c’est le succès du réalisateur Omar ben Sultana dans le casting et la distribution des rôles, chaque acteur se distinguant dans son rôle avec professionnalisme, bien que tous soient des amateurs.
« Tamurt » véhicule de nombreux messages, le plus marquant étant peut-être l’amour de la patrie, pour lequel de nombreux militants ont versé leur sang, à l’instar de Mohammed dagbaji, incarné par l’acteur Abdul Khaliq Harath. La phrase avec laquelle dagbaji a confronté le colonisateur avant sa mort résume l’essence de l’œuvre :
« Moi Ddgbagi, je ne meurs pas car Dagbaji est ancré dans chaque Tunisien libre et chaque jour un nouveau dagbaji naît dans chaque centimètre carré du sol du pays. »
« Tamurt » est une pièce d’amateurs qui ont su mettre en avant leur talent à incarner une partie de l’histoire et de la vie du « Cheikh falaka » Mohammed Bin Saleh Dagbaji, un combattant inébranlable ayant résisté aux Français et aux Italiens pendant de nombreuses années jusqu’à la fin.
» Tamort Al Watan »
Écrit et réalisé par: Omar ben Sultana
Technicien du son: Ismail Abdelkafi
Création de vêtements: Noor Lawati
orgnisation générale: Firas Baradei
Gestion: Walid Tbib
Interprété par : Abdelkhalek Harath, Louaï Belghith, Adam ben Hamid, Alaa al-gharaïri, Shadi Jouweira, Houssem magdiche, le président de la République du Yémen, Abdul Rahman al-Khattab, Yassin El Bahri, Nour El Lawati, Zeinab houssaïri, Sophie Ben Saleh, Fayez El Kharrat, Anas El Triki, Ghazi Al souwaïssi, Yassin Trabelsi, Ghassan ktata, Moukhalis El Chaari, Nadja Ben Saleh, Malik Bakkar, Mohammed El Chaari, Rayyan El Ayadi, Kholoud abdellawi, Nourhan radawi et Anas Arous .
Avec Communiqué













































