Le chef de l’Etat, Kais Saied a reçu le samedi 12 février 2022, la cheffe du gouvernement, Nejla Bouden et la ministre de la Justice, Leïla Jeffal, le président a réitéré son « respect pour l’indépendance de la Justice », affirmant que « la souveraineté appartient au peuple et la séparation entre les pouvoirs, vise à instaurer un équilibre entre eux ».
Le président de la République a insisté sur « la nécessité d’assainir le pays des causes de la corruption, ce qui requiert l’instauration d’une justice équitable, où tous sont égaux devant la loi », lit-on dans un communiqué de la présidence paru dans la nuit du samedi.
« Celui qui regarde l’injustice et garde le silence en deviendra complice », a-t-il asséné. « Raison pour laquelle, le Conseil supérieur de la Magistrature a été dissous, et remplacé par un autre provisoire pour mettre fin à l’impunité… »
Le jugement équitable devant une justice équitable est un devoir sacré, outre le fait qu’il constitue l’une des revendications légitimes du peuple tunisien, a ajouté Saïed.
Le président avait, dans la foulée, procédé à la promulgation du décret-loi portant sur le Conseil supérieur provisoire de la Magistrature, se substituant à celui qui était en place, lequel est paru hier dimanche au Journal Officiel.
La réunion a porté, également, sur « la situation économique et sociale, et la nécessité de relever les défis, une fois tous les secteurs assainis de la corruption, tout en œuvrant à concrétiser les espérances du peuple tunisien pour la liberté et la dignité », selon la même source.
Ce faisant, Nejla Bouden a informé Kaïs Saïed des résultats de sa participation au One Summit Ocean, à Brest France, où elle a attiré l’attention sur les défis auxquels se heurte la Tunisie, du fait des changement climatiques.






































