Les Suisses ont voté dimanche en faveur de l’interdiction de se dissimuler le visage, un signal contre l’islam radical selon ses partisans, une initiative xénophobe et sexiste pour les autres.
Selon les résultats officiels publiés par le gouvernement fédéral, le texte, initialement proposé par le parti populiste de droite UDC, a obtenu 51,21 % des voix et une majorité de cantons.
Il a été soutenu par des féministes et une partie des électeurs de la gauche laïque.
Le texte n’évoque ni la burqa – une large pièce de tissu qui couvre de la tête aux pieds et munie d’une fente grillagée à hauteur des yeux – ni le niqab, qui couvre entièrement le corps et le visage à l’exception des yeux, mais les affiches de campagne ne laissaient pas de doute sur l’objet du referendum.
En votant contre le port du voile intégral dans l’espace public, la Suisse rejoint la France, l’Autriche, la Bulgarie, la Belgique et le Danemark, après des années de débat.
Il sera donc désormais interdit de se couvrir complètement le visage en public -ce qui vaut aussi pour des manifestants cagoulés- mais des exceptions sont prévues pour les lieux de culte par exemple.
Selon les chiffres de l’Office des statistiques de 2019, environ 5,5 % de la population suisse est musulmane, essentiellement avec des racines en ex-Yougoslavie, où cette tradition vestimentaire est absente.












































