La fondation Heinrich Böll a organisé , ce vendredi 10 septembre 2021 , en partenariat avec le ministère de l’environnement et des affaires locales et l’association 2C2D, un séminaire sous le thème « Analyse du 6ème rapport du GIEC sur la situation climatique : quelles conséquences pour la Tunisie ? ».
Le 6ème Rapport du GIEC – un organisme des Nations Unies- sur l’évolution du climat de la planète publié le 9 août 2021 est rédigé par 234 auteurs provenant de 65 pays qui ont épluché 14000 publications scientifiques.
Ce document sur le changement climatique mondial est «sans précédent» et annonce «des conséquences irréversibles».
Pour l’Afrique du Nord, le rapport du GIEC avance des terribles prévisions:
• Diminution des précipitations moyennes
• Augmentation des incendies du fait de conditions atmosphériques qui leur sont favorables et diminution des vitesses moyennes du vent.
• Augmentation de l’aridité
• Sécheresse hydrologique, météorologique et agricole.
Les points essentiels du rapport du GIEC :
1- Les changements récents du climat sont largement répandus, rapides et s’intensifient. Ils n’ont pas de précédents depuis des milliers d’années.
2- A moins de procéder à des réductions des gaz à effet de serre (GES) immédiates, rapides et sur une grande échelle, la limitation du réchauffement à 1,5°C sera hors d’atteinte. [Cette limitation avait fait l’objet d’un consensus international à Paris en 2015 et prend comme repère la période préindustrielle.]
3- Il est incontestable que les activités humaines sont la cause du changement climatique. Celles-ci provoquent des évènements climatiques extrêmes tels des vagues de chaleur, de fortes pluies et des sécheresses plus fréquentes et plus rigoureuses.
4- Le changement climatique affecte déjà chaque région de la terre de façons multiples. Les changements que nous vivons iront en croissant avec tout réchauffement supplémentaire.
5- On ne peut pas revenir en arrière s’agissant de certains changements dans le système climatique. Cependant, quelques changements pourraient être ralentis et d’autres pourraient être stoppés en limitant le réchauffement.
Dans une déclaration accordée à African Challenges , M.Mohamed Zmerli Point Focal National de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques du a indiqué que ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’un atelier d’échange avec les experts et les scientifiques, organisé par la fondation Heinrich Böll en coopération avec le ministère de l‘environnement et des affaires locales et l’association du changement climatique et développement durable en Tunisie.
Le 6eme rapport du groupe international GIEC , élaboré par le plus grand groupe des scientifiques qui parlent de climat et qui donnent régulièrement une évaluation scientifique sur l’état du climat, les impacts et la modélisation de l’évolution du climat à long terme , on parle des horizons de 2050 et 2100.
M.Zmerli a souligné que la convention vise à réduire les émissions et réduire l’augmentation des températures à 2°C et les futures émissaires du gaz à effet de serre selon des scénarios qui dépendent des décisions et engagements des états et de la communié internationale.
Le point le plus important dans ce rapport selon le responsable est la mise en accent sur l’urgence et confronter le « cao climatique ».
Le rapport Invite la communié internationale à se mobiliser , c’est un « enjeu sérieux » ,« une menace sérieuse », et l’urgence de l’action c’est la clé de la réussite pour réduire les impacts à long terme et à court terme sur la vie sur terre , « tous nous sommes concernés » insiste-il.
M. Zmerli a précisé que la Tunisie est parmi les pays vulnérables aux changements climatiques, elle représente 0.07 des émissions mondiales du gaz à effet de serre et elle a toujours un rôle à jouer tant que l’accord de Paris donne la responsabilité à tous les pays .
» L‘effort doit être mondial , la Tunisie est engagée , doit contribuer efficacement à la réduction des émissions mondiales , notre pays doit s’adapter aux impacts des changements climatiques en adoptant des politiques nationales mais également sectorielles. ».
« On commence à avoir des impacts très graves sur les ressources en eau ( des cris d’alertes et d’urgence de la société civile et des experts en eau ) , également l’agriculture , la sécurité alimentaire, le développement , le tourisme …
Il faut prendre les précautions pour avoir une agriculture résiliente aux changements climatiques à travers l’optimisation des ressources en eau , le bon usage des ressources , la question de sécurité alimentaire , une économie résilientes ».
Zmerli a ajouté qu’il faut approuver « des politiques d’adaptation au niveau sectorielle , le ministère a un rôle coordinateur et non exécutif, ( les politiques agricoles en eau ou tourisme) pour pousser tous les secteurs à tenir en considération les impacts climatiques et orienter leur actions de développement vers les secteurs , les ressources les plus innovables. »













































