Une cérémonie de signature d’accord entre la Société Nationale de Distribution des Pétroles (SNDP) et la STEG s’est déroulée dans le cadre du développement de la mobilité électrique en Tunisie ; au siège social de la SNDP, ce samedi 19 décembre 2020 en présence de la Ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Salwa Sghaier, le président, directeur général de la société tunisienne d’électricité et de gaz, M. Hicham Anan, le président directeur général de la société nationale de distribution pétrolière, M. Nabil Smida, et du directeur général de l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie, M. Fathi Hanachi.
Cet accord prévoit de fournir les infrastructures nécessaires pour recharger les voitures et de fournir des services de recharge des véhicules électriques dans les stations Agil, dans le cadre d’un projet pilote pour tester et intégrer les voitures électriques dans le parc automobile national.
L’ accord s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réduction de la consommation d’énergies fossiles et de suivi du développement technologique dans le domaine de la maîtrise de l’énergie dans le secteur des transports, le ministère ayant mis en place un groupe de travail sous la tutelle de l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie pour préparer une stratégie nationale de développement de l’usage des voitures électriques en Tunisie.
Mme Salwa Saghaier a souligné que le secteur des transports est le secteur le plus consommateur d’énergie, car il consomme environ 2,56 millions de tonnes équivalent pétrole au total, et est destiné à s’élever pour atteindre en 2030 les 5 millions de tonnes équivalent pétrole.
La ministre a indiqué que depuis l’accord de Paris sur le climat en 2016, la Tunisie a cherché à trouver des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en réduisant l’intensité carbone de 41% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010.
La ministre a précisé que la Tunisie dispose de l’intelligence artificielle et de l’infrastructure technologique nécessaire pour se positionner dans ce domaine, ajoutant que l’expérience inclura dans un premier temps les voitures administratives et ensuite elle sera généralisée aux propriétés, ce qui se traduira par une réduction de la consommation de carburant.
Le groupe de travail désigné comprend des membres des ministères des Affaires locales, de l’Environnement, des Finances, du Commerce, du Transport, de la douane tunisienne, de l’Agence technique des transports terrestres, de la société tunisienne d’électricité et de gaz et du syndicat des concessionnaires automobiles.
Selon les projections d’institutions internationales spécialisées, ce type de voitures représentera 54% des ventes de voitures légères dans le monde d’ici 2040.

Pour sa part M. Nebil Smida, le PDG d’AGIL, a précisé que les bornes permettent une recharge rapide du véhicule et garantir jusqu’à 300 kilomètres d’autonomie avec seulement 20 minutes de recharge
Mm.Smida a ajouté qu’il est possible d’introduire la voiture électrique à partir de 2020.
« AGIL prépare une stratégie 2040 axée sur les énergies renouvelables avec de nouvelles orientations. Ces nouvelles orientations incluent l’élargissement de la liste des partenaires ». a indiqué le président directeur général de la SNDP
De son côté, Hichem Anen, PDG de la STEG, a déclaré que ce protocole résulte de plusieurs mois de recherche. Il a considéré que la mise en place des bornes est la première étape dans la concrétisation d’une politique écologique.
Selon M. Fathi Hannachi, directeur général de l’ANME, cet accord représente une continuité du projet pilote mené par son institution. Le projet a pris part en Tunisie en 2019 sur une durée de 6 mois et il a introduit un bus 100% électrique au secteur du transport. afin de collecter des informations relatives à la consommation et à la conduite.
Le directeur générale del’ANM a ajouté que la Tunisie peut jouer un rôle au niveau de la fabrication de pièces de voitures électriques.











































