Le chef de l’Etat Kaïs Saïed a reçu le dimanche 6 mars 2022, au palais de Carthage la cheffe du gouvernement Najla Bouden et la ministre de la Justice, Leila Jaffel.
Cette rencontre a été consacrée à l’évaluation des candidatures des magistrats au nouveau conseil supérieur provisoire de la magistrature. Ce conseil provisoire vient remplacer le CSM dissous le 5 février dernier par Kaïs Saïed, a indiqué un communiqué publié par la présidence de la République.
Il s’agit de candidatures de magistrats à la retraire dans la justice judiciaire, administrative et financière.
Dans une vidéo publiée sur la page de la présidence de la République, le chef de l’Etat a déclaré que « des investigations ont été menées ces derniers jours, pour se renseigner sur ces magistrats afin qu’ils puissent être à la hauteur de la tâche qui leur incombera et de cette phase que traverse le pays. Leur responsabilité est lourde et il ne sera pas permis de traiter les citoyens comme appartenant à deux catégories distinctes. Les citoyens sont tous égaux devant la loi. Il ne doit pas y avoir de juges qui jugent les nu-pieds et ceux qui insistent pour les laisser nu-pieds ».
Kais Saied a ajouté : « Il n’y pas de doute que la majorité des magistrats sont conscients de l’importance de cette responsabilité historique. J’assure à tous, en Tunisie et à l’étranger, que le premier critère employé dans la sélection est l’indépendance et la compétence. Pas d’indépendance de la fonction judiciaire sans magistrats indépendants, qui appliquent la loi à tous sans distinction ! ».
En citant Ibn Khaldoun, le président de la République a également annoncé qu’un décret sera bientôt publié afin de mettre fin à la procuration et à la hausse des prix. Ce décret comportera des sanctions privatives de liberté et une saisie des marchandises en question. « Personne n’a d’immunité et cette mesure n’exceptera aucun secteur », a-t-il précisé.











































