{"id":76218,"date":"2026-09-24T09:13:15","date_gmt":"2026-09-24T08:13:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=76218"},"modified":"2026-09-24T09:13:16","modified_gmt":"2026-09-24T08:13:16","slug":"eau-en-tunisie-la-banque-mondiale-alerte-sur-un-risque-de-64-pour-le-pib","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=76218","title":{"rendered":"Eau en Tunisie : la Banque mondiale alerte sur un risque de 6,4 % pour le PIB"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"> L\u2019\u00e9conomie tunisienne poursuit sa reprise \u00e0 un rythme mod\u00e9r\u00e9, dans un contexte marqu\u00e9 par la hausse des prix des importations et des contraintes persistantes sur les finances publiques. Dans ce contexte, la capacit\u00e9 du pays \u00e0 mieux g\u00e9rer la p\u00e9nurie d\u2019eau constitue d\u00e9sormais un facteur d\u00e9terminant pour ses perspectives \u00e9conomiques, selon le dernier Rapport de suivi de la situation \u00e9conomique en Tunisie de la Banque mondiale, consacr\u00e9 au d\u00e9fi de l\u2019eau et \u00e0 la r\u00e9silience du pays.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une croissance mod\u00e9r\u00e9e, dans un contexte \u00e9conomique encore contraint<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><br><\/strong>La croissance \u00e9conomique tunisienne a atteint 2,7 % en 2025 et 2,4 % en glissement annuel au premier semestre 2026, port\u00e9e notamment par la reprise de l\u2019agriculture, des industries m\u00e9caniques et \u00e9lectriques et du tourisme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Banque mondiale pr\u00e9voit toutefois un ralentissement de la croissance \u00e0 2,3 % en 2026, avant une progression moyenne de 2,1 % sur la p\u00e9riode 2027-2028.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le march\u00e9 du travail, le taux de ch\u00f4mage est descendu \u00e0 14,9 % au deuxi\u00e8me trimestre 2026. Les \u00e9carts entre les femmes et les hommes restent cependant importants : le ch\u00f4mage f\u00e9minin s\u2019\u00e9tablit \u00e0 21,6 %, soit pr\u00e8s du double de celui enregistr\u00e9 chez les hommes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le stress hydrique, un risque croissant pour l\u2019\u00e9conomie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><br><\/strong>Le rapport met en \u00e9vidence le r\u00f4le croissant de la s\u00e9curit\u00e9 hydrique dans la croissance \u00e9conomique et la cr\u00e9ation d\u2019emplois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Tunisie dispose actuellement d\u2019environ 380 m\u00b3 d\u2019eau douce renouvelable par habitant et par an, un niveau tr\u00e8s inf\u00e9rieur au seuil international correspondant \u00e0 une situation de p\u00e9nurie absolue. Le changement climatique, conjugu\u00e9 \u00e0 l\u2019augmentation de la demande, devrait accentuer la pression sur des ressources d\u00e9j\u00e0 limit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les cons\u00e9quences \u00e9conomiques pourraient \u00eatre importantes. Selon les estimations du rapport, la p\u00e9nurie d\u2019eau pourrait entra\u00eener une r\u00e9duction de 6,4 % du PIB tunisien d\u2019ici 2050.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019agriculture est particuli\u00e8rement expos\u00e9e. Le secteur repr\u00e9sente environ 14 % de l\u2019emploi national et jusqu\u2019\u00e0 la moiti\u00e9 des emplois dans les zones rurales. En l\u2019absence de mesures efficaces, le stress hydrique et climatique pourrait entra\u00eener la disparition d\u2019au moins 30 % des emplois agricoles d\u2019ici le milieu du si\u00e8cle, tout en r\u00e9duisant sensiblement la production agricole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les effets ne se limiteraient toutefois pas au secteur agricole. Le tourisme, les industries agroalimentaires, l\u2019industrie manufacturi\u00e8re et d\u2019autres activit\u00e9s d\u00e9pendantes de l\u2019eau pourraient \u00e9galement \u00eatre affect\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019eau, un enjeu de r\u00e9silience et de cr\u00e9ation d\u2019emplois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><br><\/strong>La s\u00e9curit\u00e9 hydrique ne repr\u00e9sente pas uniquement un risque \u00e0 ma\u00eetriser. Elle constitue \u00e9galement une opportunit\u00e9 pour cr\u00e9er des emplois et renforcer la r\u00e9silience de l\u2019\u00e9conomie tunisienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Programme de r\u00e9silience et de s\u00e9curit\u00e9 hydrique (RESEau), soutenu par le Groupe de la Banque mondiale, devrait contribuer \u00e0 cr\u00e9er, au cours de sa premi\u00e8re phase, environ 4 000 emplois permanents et 13 400 emplois temporaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab La s\u00e9curit\u00e9 hydrique est essentielle \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019emplois et \u00e0 la croissance. Gr\u00e2ce \u00e0 des politiques, des institutions et des investissements adapt\u00e9s, la Tunisie peut toutefois r\u00e9duire l\u2019impact de la p\u00e9nurie d\u2019eau sur les conditions de vie de sa population. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ahmadou Mustapha Ndiaye, Directeur r\u00e9gional pour le Maghreb et Malte, R\u00e9gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, Banque mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des investissements \u00e0 accompagner par des r\u00e9formes structurelles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><br><\/strong>L\u2019am\u00e9lioration des pr\u00e9cipitations et la hausse des niveaux des barrages enregistr\u00e9es au cours de l\u2019ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e ont apport\u00e9 un r\u00e9pit bienvenu \u00e0 court terme. Elles ne modifient toutefois pas la nature du d\u00e9fi hydrique auquel la Tunisie sera confront\u00e9e \u00e0 long terme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La strat\u00e9gie gouvernementale \u00ab Eau 2050 \u00bb, qui pr\u00e9voit des investissements de pr\u00e8s de 900 millions de dollars par an jusqu\u2019au milieu du si\u00e8cle, devra ainsi s\u2019appuyer sur des r\u00e9formes permettant de transformer ces investissements en r\u00e9sultats durables.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le rapport souligne notamment l\u2019importance de :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-moderniser le cadre r\u00e9glementaire du secteur de l\u2019eau ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-mettre en place un cadre adapt\u00e9 \u00e0 la r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es trait\u00e9es ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-am\u00e9liorer le recouvrement des co\u00fbts tout en prot\u00e9geant les m\u00e9nages vuln\u00e9rables ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-r\u00e9duire les pertes d\u2019eau dans les r\u00e9seaux ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-acc\u00e9l\u00e9rer la transformation num\u00e9rique du secteur ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-renforcer la gestion et l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019irrigation ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-am\u00e9liorer la gouvernance et la performance des op\u00e9rateurs de services d\u2019eau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Faire de la gestion de l\u2019eau un levier de d\u00e9veloppement<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><br><\/strong>Pour la Tunisie, relever le d\u00e9fi de l\u2019eau n\u00e9cessite donc de d\u00e9passer une approche centr\u00e9e uniquement sur les infrastructures. La gouvernance du secteur, sa viabilit\u00e9 financi\u00e8re, l\u2019efficacit\u00e9 des services et une utilisation plus rationnelle de la ressource seront d\u00e9terminantes pour renforcer la r\u00e9silience de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une gestion plus efficace de l\u2019eau pourrait ainsi contribuer \u00e0 limiter les pertes \u00e9conomiques li\u00e9es au changement climatique, pr\u00e9server les emplois et soutenir une croissance plus r\u00e9siliente \u00e0 long terme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 propos du Groupe de la Banque mondiale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><br><\/strong>Le Groupe de la Banque mondiale a pour vision de cr\u00e9er un monde sans pauvret\u00e9 sur une plan\u00e8te o\u00f9 il fait bon vivre. Pr\u00e9sent dans plus de 100 pays, il fournit des financements, des conseils et des solutions innovantes destin\u00e9s \u00e0 am\u00e9liorer les conditions de vie, cr\u00e9er des emplois, soutenir la croissance \u00e9conomique et relever les principaux d\u00e9fis mondiaux du d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Groupe de la Banque mondiale est l\u2019une des principales sources de financement et de connaissances pour les pays en d\u00e9veloppement. Il comprend la Banque internationale pour la reconstruction et le d\u00e9veloppement (BIRD), l\u2019Association internationale de d\u00e9veloppement (IDA), la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (IFC), l\u2019Agence multilat\u00e9rale de garantie des investissements (MIGA) et le Centre international pour le r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux investissements (CIRDI).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Avec Rapport<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9conomie tunisienne poursuit sa reprise \u00e0 un rythme mod\u00e9r\u00e9, dans un contexte marqu\u00e9 par la hausse des prix des importations et des contraintes persistantes sur les finances publiques. 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