{"id":75335,"date":"2026-07-23T12:18:57","date_gmt":"2026-07-23T11:18:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=75335"},"modified":"2026-07-23T12:19:49","modified_gmt":"2026-07-23T11:19:49","slug":"le-patrimoine-tunisien-en-musique-illumine-le-festival-de-carthage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=75335","title":{"rendered":"Le patrimoine tunisien en musique illumine le Festival de Carthage"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En pr\u00e9sence de Madame Amina Srarfi, ministre des Affaires culturelles, la cinqui\u00e8me soir\u00e9e de la 60\u00e8me \u00e9dition du Festival International de Carthage a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le patrimoine musical tunisien \u00e0 travers \u00ab Musiques de mon pays \u00bb, un spectacle in\u00e9dit pr\u00e9sent\u00e9 par l&rsquo;Orchestre Symphonique Tunisien sous la direction de Chadi Garfi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Con\u00e7u en hommage aux soixante \u00e9ditions du festival, ce concert a propos\u00e9 une relecture orchestrale des plus grandes \u0153uvres de la chanson tunisienne, faisant dialoguer plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;artistes autour d&rsquo;un r\u00e9pertoire devenu une r\u00e9f\u00e9rence de la m\u00e9moire musicale nationale, avec la participation de l&rsquo;artiste palestinienne Rola Azar en qualit\u00e9 d&rsquo;invit\u00e9e d&rsquo;honneur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le spectacle s&rsquo;est ouvert sur un ballet chor\u00e9graphi\u00e9. V\u00eatues de longues robes blanches, les danseuses ont investi la sc\u00e8ne, leurs mouvements \u00e9voquant un envol d&rsquo;oiseaux, dans une chor\u00e9graphie empreinte de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;Orchestre Symphonique Tunisien a ensuite fait son entr\u00e9e au son de \u00ab Sir Tounes \u00bb de Chedly Mefteh, revisit\u00e9e dans un arrangement orchestral sign\u00e9 Chadi Garfi. Cette s\u00e9quence inaugurale a imm\u00e9diatement install\u00e9 l&rsquo;univers artistique de la soir\u00e9e, donnant le coup d&rsquo;envoi \u00e0 un voyage musical \u00e0 travers plus d&rsquo;un demi-si\u00e8cle de cr\u00e9ation tunisienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s cette ouverture, Noureddine El Beji a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 rejoindre la sc\u00e8ne. Il a interpr\u00e9t\u00e9 \u00ab Fi Ouyounak Nar \u00bb, l&rsquo;une des \u0153uvres marquantes de Mohamed Jamoussi, avant de poursuivre avec \u00ab Chahloula \u00bb d&rsquo;Ahmed Hamza.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Arij Braik lui a succ\u00e9d\u00e9 avec \u00ab Ech Yhem \u00bb, compos\u00e9e par Mohamed Sassi, puis \u00ab Mahboubi El Ghali \u00bb de Mohamed Ridha.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ahmed Rebai a ensuite interpr\u00e9t\u00e9 deux classiques incontournables : \u00ab Bou Said El Ali \u00bb, d\u2019Ali Riahi, puis \u00ab Donia Zina \u00bb de H\u00e9di Jouini. Deux interpr\u00e9tations qui ont rappel\u00e9 l&rsquo;influence durable de ces figures majeures sur l&rsquo;histoire de la musique tunisienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Asma Ben Ahmed a poursuivi ce parcours musical avec \u00ab Zahr El Laymoun \u00bb de Mohamed Triki et \u00ab Awdetni Al wed \u00bb d&rsquo;Abdelkrim Sahabou.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;un des moments les plus marquants de la soir\u00e9e est intervenu avec l&rsquo;entr\u00e9e sur sc\u00e8ne de la chanteuse palestinienne Rola Azar, invit\u00e9e d&rsquo;honneur de cette cr\u00e9ation. Son interpr\u00e9tation de \u00ab Hedhih Ardhi \u00bb a insuffl\u00e9 au spectacle une profonde charge \u00e9motionnelle, suscitant un recueillement perceptible dans les gradins avant de laisser place \u00e0 de longs applaudissements. Au-del\u00e0 de sa dimension artistique, cette prestation a rev\u00eatu une port\u00e9e hautement symbolique, faisant \u00e9cho aux liens historiques, culturels et humains qui unissent la Tunisie et la Palestine. \u00c0 travers cette chanson empreinte d&rsquo;attachement \u00e0 la terre et \u00e0 l&rsquo;identit\u00e9, le Festival International de Carthage a r\u00e9affirm\u00e9 sa vocation de lieu de dialogue entre les peuples, o\u00f9 la musique devient un langage universel d&rsquo;expression, de m\u00e9moire, de solidarit\u00e9 et d&rsquo;espoir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La seconde partie du concert a poursuivi cette travers\u00e9e du patrimoine musical tunisien. Noureddine El Beji est revenu sur sc\u00e8ne pour interpr\u00e9ter \u00ab Ki Ydhik Bik Dahr \u00bb, de Sadok Thraya, tandis qu&rsquo;Ahmed Rebai a repris \u00ab Ah Mel Inin \u00bb, \u0153uvre de Kadour Srarfi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Asma Ben Ahmed a ensuite propos\u00e9 \u00ab Ma Ahla Layali Ichbilia \u00bb, avant qu&rsquo;Arij Braik ne fasse revivre \u00ab Donia Henia \u00bb, l&rsquo;une des compositions les plus connues de Salah El Mehdi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La sc\u00e8ne a ensuite accueilli Nesrine Mahbouli, qui a donn\u00e9 une nouvelle couleur \u00e0 \u00ab Guitara \u00bb de Youssef Hajjaj, avant d&rsquo;interpr\u00e9ter \u00ab Yasmine \u00bb de Kamel Raouf Naguati.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le spectacle s&rsquo;est achev\u00e9 avec Chokri Bouzayen, qui a interpr\u00e9t\u00e9 \u00ab Kaess Essabr \u00bb, compos\u00e9e par Samir Agrebi, avant de conclure la soir\u00e9e avec \u00ab Ma Sabni \u00bb, dont il est \u00e0 la fois le compositeur et l&rsquo;interpr\u00e8te. Une fin empreinte d&rsquo;\u00e9motion qui a suscit\u00e9 de longs applaudissements de la part d&rsquo;un public conquis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout au long de la soir\u00e9e, l&rsquo;Orchestre Symphonique Tunisien a confirm\u00e9 son r\u00f4le de passeur de m\u00e9moire en proposant une lecture renouvel\u00e9e d&rsquo;\u0153uvres ayant marqu\u00e9 plusieurs g\u00e9n\u00e9rations. Sous la direction de Chadi Garfi, les arrangements orchestraux ont permis de red\u00e9couvrir ces compositions sous un angle nouveau, sans jamais trahir leur essence, tout en mettant en valeur la richesse de l&rsquo;\u00e9criture musicale tunisienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Con\u00e7u comme un hommage aux soixante ans du Festival International de Carthage, \u00ab Musiques de mon pays \u00bb a rappel\u00e9 que le patrimoine musical tunisien demeure une source d&rsquo;inspiration toujours vivante. En r\u00e9unissant compositeurs, interpr\u00e8tes, musiciens et danseurs autour d&rsquo;une m\u00eame sc\u00e8ne, le spectacle a mis en lumi\u00e8re la continuit\u00e9 d&rsquo;une cr\u00e9ation musicale qui traverse les g\u00e9n\u00e9rations et continue d&rsquo;occuper une place essentielle dans la m\u00e9moire culturelle du pays.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En pr\u00e9sence de Madame Amina Srarfi, ministre des Affaires culturelles, la cinqui\u00e8me soir\u00e9e de la 60\u00e8me \u00e9dition du Festival International de Carthage a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le patrimoine musical tunisien \u00e0 travers \u00ab Musiques de mon pays \u00bb, un spectacle in\u00e9dit pr\u00e9sent\u00e9 par l&rsquo;Orchestre Symphonique Tunisien sous la direction de Chadi Garfi. 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