{"id":74614,"date":"2026-06-26T15:04:30","date_gmt":"2026-06-26T14:04:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=74614"},"modified":"2026-06-26T15:27:57","modified_gmt":"2026-06-26T14:27:57","slug":"viandes-rouges-en-tunisie-liace-appelle-a-une-reforme-urgente-pour-sauver-une-filiere-en-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=74614","title":{"rendered":"Viandes rouges en Tunisie : l&rsquo;IACE appelle \u00e0 une r\u00e9forme urgente pour sauver une fili\u00e8re en crise"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 la suite de l&rsquo;A\u00efd El-Adha 2026, marqu\u00e9 par une flamb\u00e9e historique des prix des moutons de sacrifice et des viandes rouges, l&rsquo;Institut Arabe des Chefs d&rsquo;Entreprises (IACE) publie une nouvelle note d&rsquo;analyse consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;avenir de la fili\u00e8re des viandes rouges en Tunisie. R\u00e9alis\u00e9e en collaboration avec l&rsquo;Union Tunisienne de l&rsquo;Agriculture et de la P\u00eache (UTAP), cette \u00e9tude dresse un diagnostic approfondi de la crise actuelle et propose une feuille de route pour restaurer durablement la souverainet\u00e9 alimentaire du pays.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une crise annonc\u00e9e depuis 2021<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;IACE rappelle que la situation actuelle n&rsquo;est pas le fruit du hasard. D\u00e8s 2021, l&rsquo;Institut avait alert\u00e9, aux c\u00f4t\u00e9s de l&rsquo;UTAP, sur les cons\u00e9quences des politiques de plafonnement administratif des prix dans un contexte de hausse continue des co\u00fbts de production.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon la note, le maintien de ces politiques, sans compensation suffisante pour les producteurs, a progressivement fragilis\u00e9 les \u00e9leveurs, r\u00e9duit la rentabilit\u00e9 des exploitations et acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la d\u00e9capitalisation du cheptel national.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00e9sultat est aujourd&rsquo;hui visible : les prix des moutons de sacrifice ont \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9s par cinq en vingt-cinq ans et ont atteint un niveau record en 2026.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un cheptel en forte r\u00e9gression<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;\u00e9tude met en \u00e9vidence une d\u00e9gradation rapide de la richesse animale nationale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis 2019, le cheptel bovin aurait diminu\u00e9 de 20 \u00e0 35 %, sous l&rsquo;effet notamment de l&rsquo;abattage massif des femelles reproductrices. La fili\u00e8re ovine conna\u00eet \u00e9galement une contraction importante, avec un cheptel estim\u00e9 entre 6 et 7 millions de t\u00eates, contre pr\u00e8s de 33 millions au Maroc, soit un ratio de 0,54 mouton par habitant en Tunisie, contre 0,89 au Maroc.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les auteurs de la note estiment \u00e9galement que 30 \u00e0 40 % des quelque 112 000 \u00e9leveurs bovins pourraient quitter d\u00e9finitivement la profession si aucune r\u00e9forme n&rsquo;est engag\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une crise qui d\u00e9passe la seule question des prix<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l&rsquo;IACE, la crise est avant tout structurelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle r\u00e9sulte notamment :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-du recul des surfaces pastorales sous l&rsquo;effet des changements climatiques et de la reconversion des terres agricoles vers des cultures plus rentables, comme l&rsquo;olivier ;<br>-de la d\u00e9pendance croissante aux importations pour couvrir les besoins du march\u00e9 national ;<br>-de la d\u00e9gradation de la balance commerciale li\u00e9e aux importations de viande, de lait et d&rsquo;aliments pour b\u00e9tail.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon les donn\u00e9es cit\u00e9es dans la note, les importations de viande rouge ont repr\u00e9sent\u00e9 55 millions de dinars en 2024, tandis que les importations de lait et de produits laitiers ont atteint 240 millions de dinars, illustrant le co\u00fbt \u00e9conomique de l&rsquo;affaiblissement de la production locale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une productivit\u00e9 insuffisante<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La note attire \u00e9galement l&rsquo;attention sur la baisse des performances reproductives du cheptel tunisien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le taux de fertilit\u00e9 des ovins reste inf\u00e9rieur \u00e0 80 %, alors qu&rsquo;un niveau sup\u00e9rieur \u00e0 90 % est consid\u00e9r\u00e9 comme n\u00e9cessaire pour assurer le renouvellement durable du troupeau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La productivit\u00e9 demeure \u00e9galement faible, avec seulement 1 \u00e0 1,2 agneau par brebis, contre un objectif sup\u00e9rieur \u00e0 1,4, tandis que la mortalit\u00e9 des agneaux atteint encore 10 \u00e0 20 %, soit bien au-dessus des standards recommand\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette situation est principalement attribu\u00e9e \u00e0 :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-la hausse du co\u00fbt des aliments pour b\u00e9tail ;<br>-une alimentation insuffisante des troupeaux ;<br>-le faible recours \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique ;<br>-l&rsquo;insuffisance de l&rsquo;encadrement v\u00e9t\u00e9rinaire et technique ;<br>-la pr\u00e9dominance de petites exploitations dispers\u00e9es.<br>-Les aliments pour b\u00e9tail au c\u0153ur de la crise<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;alimentation repr\u00e9sente aujourd&rsquo;hui 70 \u00e0 80 % du co\u00fbt total de production.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entre 2019 et 2022, le prix du ma\u00efs a augment\u00e9 de plus de 65 %, tandis que la Tunisie reste fortement d\u00e9pendante des importations.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2024, le pays a import\u00e9 :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">792 000 tonnes d&rsquo;orge, pour une valeur de 561 millions de dinars ;<br>1,122 million de tonnes de ma\u00efs, repr\u00e9sentant 783 millions de dinars.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La s\u00e9cheresse a aggrav\u00e9 cette d\u00e9pendance. Le taux de remplissage des barrages est tomb\u00e9 \u00e0 environ 23 % en 2024, contre pr\u00e8s de 50 % en 2019, r\u00e9duisant fortement la production locale de fourrages.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le plafonnement des prix : un effet inverse \u00e0 celui recherch\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;IACE estime que la politique de plafonnement des prix a produit des effets contraires aux objectifs poursuivis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon l&rsquo;analyse, les prix administr\u00e9s ont d&rsquo;abord encourag\u00e9 les \u00e9leveurs \u00e0 vendre leurs femelles reproductrices afin de limiter leurs pertes, donnant temporairement l&rsquo;illusion d&rsquo;une offre abondante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 partir de 2024, malgr\u00e9 l&rsquo;instauration d&rsquo;un nouveau plafonnement officiel des prix de la viande, les prix pratiqu\u00e9s sur le march\u00e9 ont largement d\u00e9pass\u00e9 les plafonds fix\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2026, la rar\u00e9faction du cheptel a entra\u00een\u00e9 une envol\u00e9e des prix, avec un kilogramme d&rsquo;agneau vendu entre 60 et 80 dinars, alors que le prix r\u00e9glement\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait disponible que dans quelques points de vente publics et en quantit\u00e9s limit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autre paradoxe soulign\u00e9 par l&rsquo;\u00e9tude : alors que les prix des aliments pour b\u00e9tail ont diminu\u00e9 d&rsquo;environ 25 % par rapport \u00e0 la campagne pr\u00e9c\u00e9dente, les prix de la viande ont continu\u00e9 d&rsquo;augmenter, preuve que la principale contrainte est d\u00e9sormais la p\u00e9nurie de cheptel plut\u00f4t que le co\u00fbt des intrants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Des prix de l&rsquo;A\u00efd sans pr\u00e9c\u00e9dent<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Les prix des moutons de sacrifice pour l&rsquo;A\u00efd El-Adha 2026 refl\u00e8tent cette situation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L-es animaux se sont vendus entre 1 300 et 1 500 dinars en moyenne, tandis que les plus gros sp\u00e9cimens ont d\u00e9pass\u00e9 2 000 dinars.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon l&rsquo;IACE, ces niveaux placent d\u00e9sormais la Tunisie parmi les pays arabes o\u00f9 les viandes rouges sont les plus ch\u00e8res au regard du pouvoir d&rsquo;achat, certains prix d\u00e9passant m\u00eame ceux observ\u00e9s sur certains march\u00e9s europ\u00e9ens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>March\u00e9 parall\u00e8le et contrebande<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La note souligne \u00e9galement que les \u00e9carts de prix avec les pays voisins ont favoris\u00e9 le d\u00e9veloppement de la contrebande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les prix administr\u00e9s appliqu\u00e9s sur le march\u00e9 tunisien auraient incit\u00e9 une partie des \u00e9leveurs et des interm\u00e9diaires \u00e0 \u00e9couler les animaux vivants vers la Libye et l&rsquo;Alg\u00e9rie, o\u00f9 les prix sont plus r\u00e9mun\u00e9rateurs, accentuant ainsi la p\u00e9nurie sur le march\u00e9 int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des exp\u00e9riences \u00e9trang\u00e8res jug\u00e9es plus efficaces<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;\u00e9tude compare \u00e9galement les politiques men\u00e9es dans plusieurs pays. Le Maroc est pr\u00e9sent\u00e9 comme un exemple d&rsquo;accompagnement du secteur gr\u00e2ce \u00e0 des strat\u00e9gies agricoles de long terme, au soutien des intrants et au maintien de prix libres permettant de pr\u00e9server la rentabilit\u00e9 des \u00e9leveurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;Alg\u00e9rie, de son c\u00f4t\u00e9, est cit\u00e9e pour son soutien massif aux aliments pour b\u00e9tail et pour sa gestion des approvisionnements \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;A\u00efd, combinant soutien aux producteurs, contr\u00f4le des circuits de distribution et importations cibl\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, l&rsquo;IACE \u00e9voque le mod\u00e8le europ\u00e9en, notamment fran\u00e7ais, fond\u00e9 sur des aides directes aux \u00e9leveurs plut\u00f4t que sur un contr\u00f4le des prix de vente. En France, les aides atteignent notamment 21 euros par brebis et 14,4 euros par ch\u00e8vre afin de soutenir durablement les revenus des \u00e9leveurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une feuille de route pour 2026-2030<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour inverser la tendance, l&rsquo;IACE propose un plan de sauvetage articul\u00e9 autour de plusieurs mesures prioritaires :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">interdire temporairement l&rsquo;abattage des femelles reproductrices afin de reconstituer le cheptel ;<br>cr\u00e9er des centres d&rsquo;ins\u00e9mination artificielle et renforcer la sant\u00e9 animale ;<br>d\u00e9velopper la production nationale de fourrages et r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux importations ;<br>moderniser les circuits de commercialisation gr\u00e2ce \u00e0 des march\u00e9s aux ench\u00e8res et \u00e0 la digitalisation ;<br>renforcer les contr\u00f4les contre la sp\u00e9culation et les march\u00e9s parall\u00e8les ;<br>constituer un stock strat\u00e9gique de b\u00e9tail destin\u00e9 aux p\u00e9riodes de forte consommation, notamment le Ramadan et l&rsquo;A\u00efd El-Adha ;<br>encourager les petits \u00e9leveurs \u00e0 se regrouper en coop\u00e9ratives ;<br>cr\u00e9er un observatoire permanent charg\u00e9 du suivi du cheptel, des co\u00fbts de production et des prix ;<br>relever le prix garanti du lait \u00e0 la ferme afin de soutenir la reconstitution du cheptel bovin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 travers cette publication, l&rsquo;IACE appelle les pouvoirs publics \u00e0 engager rapidement une r\u00e9forme profonde de la fili\u00e8re. Pour l&rsquo;Institut, seule une politique centr\u00e9e sur le soutien \u00e0 la production, l&rsquo;am\u00e9lioration de la productivit\u00e9 et la restauration de la rentabilit\u00e9 des exploitations permettra de garantir, \u00e0 long terme, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de la Tunisie et de stabiliser les prix pour les consommateurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la suite de l&rsquo;A\u00efd El-Adha 2026, marqu\u00e9 par une flamb\u00e9e historique des prix des moutons de sacrifice et des viandes rouges, l&rsquo;Institut Arabe des Chefs d&rsquo;Entreprises (IACE) publie une nouvelle note d&rsquo;analyse consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;avenir de la fili\u00e8re des viandes rouges en Tunisie. R\u00e9alis\u00e9e en collaboration avec l&rsquo;Union Tunisienne de l&rsquo;Agriculture et de la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":74615,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"format":"standard"},"jnews_primary_category":[],"jnews_override_bookmark_settings":[],"jnews_review":[],"enable_review":"","type":"","name":"","summary":"","brand":"","sku":"","good":[],"bad":[],"score_override":"","override_value":"","rating":[],"price":[],"jnews_post_split":[],"footnotes":""},"categories":[43,73],"tags":[846,54,18890],"class_list":["post-74614","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-eco-business","category-eco","tag-iace","tag-tunisie","tag-viandes-rouges"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/74614","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=74614"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/74614\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":74617,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/74614\/revisions\/74617"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/74615"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=74614"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=74614"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=74614"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}