{"id":42921,"date":"2022-08-29T12:00:00","date_gmt":"2022-08-29T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=42921"},"modified":"2022-08-30T00:11:15","modified_gmt":"2022-08-30T00:11:15","slug":"tunisie-ticad8-conclusion-et-declaration-de-la-conference-internationale-de-tokyo-sur-le-developpement-de-lafrique-ticad8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/?p=42921","title":{"rendered":"Tunisie-Ticad8 : Conclusions et D\u00e9clarations de la Conf\u00e9rence Internationale de Tokyo sur le D\u00e9veloppement de l&rsquo;Afrique (TICAD8)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La Conf\u00e9rence internationale de Tokyo sur le d\u00e9veloppement de l&rsquo;Afrique (TICAD8) s&rsquo;est achev\u00e9e hier dimanche 28 ao\u00fbt 2022. Voici les conclusions et d\u00e9clarations consign\u00e9es en d\u00e9tail :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1.1 <\/strong>Nous, chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement des \u00c9tats membres de l\u2019Union africaine et des d\u00e9l\u00e9gations du Japon, et repr\u00e9sentants des coorganisateurs de la TICAD, \u00e0 savoir les Nations unies, le Programme des Nations unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD), la Banque mondiale et la Commission de l\u2019Union africaine (Commission de l\u2019UA), nous sommes r\u00e9unis \u00e0 Tunis, en R\u00e9publique tunisienne, les 27 et 28 ao\u00fbt 2022, pour le huiti\u00e8me Sommet de la Conf\u00e9rence internationale de Tokyo sur le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique (TICAD-8).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1.2 <\/strong>La TICAD a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e en 1993, afin de fournir une plateforme permettant de mobiliser le soutien au d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique. Au moment o\u00f9 la TICAD c\u00e9l\u00e9brera son trenti\u00e8me anniversaire en 2023, toutes les parties impliqu\u00e9es dans cette plateforme s\u2019engagent \u00e0 continuer de promouvoir le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique en plaidant pour la coop\u00e9ration internationale selon les principes directeurs de l\u2019appropriation africaine, du partenariat international, de l\u2019inclusivit\u00e9 et de l\u2019ouverture. Le r\u00f4le de la TICAD \u00e9voluera au fur et \u00e0 mesure que l\u2019Afrique s\u2019efforcera de r\u00e9aliser ses aspirations en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement, telles qu\u2019elles sont envisag\u00e9es dans l\u2019Agenda 2063, de construire des \u00e9conomies r\u00e9silientes qui attirent davantage d\u2019investissements priv\u00e9s et que la communaut\u00e9 internationale se concentrera de plus en plus sur le potentiel de croissance et les besoins de l\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1.3 <\/strong>La pand\u00e9mie de la Covid-19 a eu des r\u00e9percussions \u00e9conomiques, politiques, environnementales et sociales sans pr\u00e9c\u00e9dent \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. La pand\u00e9mie a mis en \u00e9vidence l\u2019urgence et l\u2019importance de l\u2019int\u00e9gration, de la solidarit\u00e9 et de \u00ab\u2009l\u2019investissement dans les personnes\u2009\u00bb, qui renforceront le potentiel consid\u00e9rable de l\u2019Afrique en tant que moteur de la croissance mondiale. Alors que la communaut\u00e9 mondiale a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de la crise de s\u00e9curit\u00e9 humaine provoqu\u00e9e par la pand\u00e9mie, le concept de s\u00e9curit\u00e9 humaine doit \u00eatre d\u00e9fendu plus que jamais. La pand\u00e9mie nous a rappel\u00e9 la valeur des \u00ab\u2009personnes\u2009\u00bb \u00e0 laquelle le processus de la TICAD attache une grande importance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1.4 <\/strong>Les impacts de la pand\u00e9mie de la Covid-19 et les chocs sociopolitiques et environnementaux qui ont suivi ont mis en \u00e9vidence l\u2019imp\u00e9ratif de relever ces d\u00e9fis et d\u2019autres d\u00e9fis \u00e9mergents dans le syst\u00e8me socio-\u00e9conomique actuel, et de promouvoir un partenariat public-priv\u00e9 en faveur du d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique, qui vise \u00e0 instaurer des soci\u00e9t\u00e9s r\u00e9silientes et durables ainsi qu\u2019une paix et une stabilit\u00e9 durables. \u00c0 cette fin, nous avons r\u00e9it\u00e9r\u00e9 l\u2019importance des trois piliers de la pr\u00e9sente d\u00e9claration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1.5 <\/strong>Pour relever les d\u00e9fis et s\u2019appuyer sur les efforts d\u00e9ploy\u00e9s de longue date pour r\u00e9aliser l\u2019Agenda 2063 de l\u2019UA et les ODD, la TICAD-8 a reconnu la valeur fondamentale d\u2019un multilat\u00e9ralisme coh\u00e9rent et plus ouvert, transparent et inclusif. Par cons\u00e9quent, nous renouvelons notre engagement \u00e0 travailler ensemble pour maintenir la paix et la stabilit\u00e9 internationales sur la base du principe selon lequel la pi\u00e8ce ma\u00eetresse de l\u2019ordre international est le droit international, y compris la Charte des Nations unies, et le respect de la souverainet\u00e9 et de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale de tous les pays. Nous soulignons \u00e9galement que tous les pays doivent chercher \u00e0 r\u00e9soudre pacifiquement les diff\u00e9rends conform\u00e9ment au droit international. Nous prenons bonne note de l\u2019initiative d\u2019un Espace indopacifique libre et ouvert, annonc\u00e9 par le Japon lors de la TICAD VI \u00e0 Nairobi, au Kenya.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Les trois piliers<\/strong><ul><li><strong>R\u00e9aliser la transformation structurelle pour une croissance \u00e9conomique et un d\u00e9veloppement social durables<\/strong><\/li><\/ul><\/li><\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><strong>\u3010\u7d4c\u6e08\u3011<\/strong><strong><\/strong> <strong>\u5192\u982d<\/strong><strong><\/strong> &nbsp;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a><\/a><strong>2.1.1 <\/strong>L\u2019investissement du secteur priv\u00e9 est essentiel pour la croissance \u00e9conomique et le d\u00e9veloppement inclusif et durable de l\u2019Afrique et reste un partenaire essentiel dans ce processus de transformation en Afrique. Apr\u00e8s la tenue de la TICAD-7, les entreprises priv\u00e9es sont devenues des partenaires officiels de la Conf\u00e9rence avec le Dialogue public-priv\u00e9 des entreprises organis\u00e9 entre le Japon et l\u2019Afrique, ce qui t\u00e9moigne de la plus haute consid\u00e9ration accord\u00e9e au d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 en Afrique et au Japon. Nous r\u00e9affirmons l\u2019importance du partenariat entre le Japon et l\u2019Afrique pour encourager l\u2019investissement, promouvoir l\u2019innovation du secteur priv\u00e9 en encourageant la collaboration entre les entreprises japonaises et africaines et le transfert de technologie, et renforcer le d\u00e9veloppement des ressources humaines industrielles, afin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la transformation structurelle pour une croissance inclusive et durable en Afrique et ses efforts pour r\u00e9aliser l\u2019Agenda 2063 et les ODD, tout en surmontant des d\u00e9fis tels que la flamb\u00e9e des prix des denr\u00e9es alimentaires et de l\u2019\u00e9nergie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.1.2 <\/strong>Nous soutenons les initiatives visant \u00e0 renforcer les partenariats public-priv\u00e9 mutuellement b\u00e9n\u00e9fiques qui facilitent la diversification \u00e9conomique en Afrique, comme le Conseil japonais des affaires pour l\u2019Afrique et l\u2019Association Japon-Afrique pour le d\u00e9veloppement des infrastructures. Ces partenariats am\u00e9liorent l\u2019environnement commercial africain et soutiennent les priorit\u00e9s de l\u2019Afrique dans la transformation et la diversification \u00e9conomiques. Nous reconnaissons le r\u00f4le transformateur des start-ups et des entreprises priv\u00e9es, y compris l\u2019entrepreneuriat des jeunes et des femmes, en tant que force motrice \u00e9mergente pour r\u00e9soudre les d\u00e9fis sociaux en Afrique. Nous reconnaissons l\u2019importance des efforts d\u00e9ploy\u00e9s par le gouvernement japonais pour renforcer et \u00e9largir davantage l\u2019assistance technique, et augmenter la vari\u00e9t\u00e9 d\u2019instruments financiers pour renforcer ces acteurs afin d\u2019accro\u00eetre encore leurs r\u00f4les transformateurs. \u00c0 cet \u00e9gard, nous prenons saluons les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour la cr\u00e9ation d\u2019un nouveau fonds destin\u00e9 \u00e0 promouvoir l\u2019investissement en Afrique et nous saluons \u00e9galement le Forum des investisseurs souverains africains (ASIF), qui vise \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019attractivit\u00e9 des investissements sur le continent et la mobilisation de capitaux au profit de projets structurants et nous encourageons l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des investissements d\u2019impact pour aider \u00e0 r\u00e9soudre divers d\u00e9fis sociaux par des moyens innovants et \u00e0 cr\u00e9er un environnement propice \u00e0 un \u00e9cosyst\u00e8me favorable \u00e0 l\u2019innovation. Nous soulignons \u00e9galement l\u2019importance d\u2019investir dans la transformation num\u00e9rique de l\u2019Afrique et dans les infrastructures TIC, y compris les infrastructures de donn\u00e9es, de mettre en place des politiques industrielles num\u00e9riques et de d\u00e9velopper les comp\u00e9tences appropri\u00e9es pour s\u2019engager dans l\u2019\u00e9conomie num\u00e9rique, en vue d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019innovation par le biais de partenariats entre les entreprises japonaises et les entreprises africaines. Nous demandons instamment \u00e0 la communaut\u00e9 internationale de renforcer son soutien \u00e0 la num\u00e9risation des \u00e9conomies africaines, afin de lib\u00e9rer le potentiel de croissance du continent et de cr\u00e9er des possibilit\u00e9s d\u2019emploi pour sa population. Nous nous efforcerons de r\u00e9duire la fracture num\u00e9rique, de garantir l\u2019acc\u00e8s des citoyens \u00e0 des technologies abordables et d\u2019encourager les investissements.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.1.3 <\/strong>En outre, nous pr\u00e9conisons la coop\u00e9ration internationale pour renforcer le m\u00e9canisme existant de r\u00e9cup\u00e9ration des avoirs vol\u00e9s et pour prendre les mesures n\u00e9cessaires afin de pr\u00e9venir ces pratiques ill\u00e9gales, qui sapent les efforts de d\u00e9veloppement durable de l\u2019Afrique, conform\u00e9ment au Programme d\u2019action d\u2019Addis-Abeba (PAAA) de la troisi\u00e8me Conf\u00e9rence internationale sur le financement du d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.1.4 <\/strong>Nous reconnaissons que, bien qu\u2019ils ne repr\u00e9sentent historiquement qu\u2019un infime taux de 3&nbsp;% des \u00e9missions mondiales cumul\u00e9es de CO<sub>2,<\/sub> le changement climatique et les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames touchent l\u2019Afrique de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e, avec de graves cons\u00e9quences \u00e9conomiques, sociales et environnementales pour ses populations. Nous r\u00e9affirmons donc notre engagement \u00e0 faire face aux vuln\u00e9rabilit\u00e9s climatiques de l\u2019Afrique conform\u00e9ment au principe des responsabilit\u00e9s communes, mais diff\u00e9renci\u00e9es et des capacit\u00e9s respectives, \u00e0 la lumi\u00e8re des diff\u00e9rentes circonstances nationales. Nous invitons la communaut\u00e9 internationale \u00e0 honorer son engagement \u00e0 soutenir un acc\u00e8s universel \u00e0 l\u2019\u00e9nergie et une transition juste, en mettant en \u0153uvre un programme d\u2019adaptation et d\u2019att\u00e9nuation transformateur. Nous reconnaissons que le changement structurel vers de faibles \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre en utilisant des sources d\u2019\u00e9nergie renouvelable et diverses technologies d\u2019\u00e9nergie propre, y compris l\u2019hydrog\u00e8ne et l\u2019ammoniac combustible, et les technologies d\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, est important pour l\u2019Afrique, tout en r\u00e9pondant aux \u00e9normes demandes d\u2019\u00e9nergie. Nous reconnaissons la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019investissement priv\u00e9 dans une transition juste et \u00e9quitable vers des sources d\u2019\u00e9nergie alternatives, dans un contexte d\u2019augmentation significative des prix du p\u00e9trole et du gaz. Nous en appelons au respect des engagements financiers pris dans le cadre du processus de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour soutenir les actions d\u2019adaptation et d\u2019att\u00e9nuation du climat dans les pays africains. Nous saluons les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par les pays africains pour renforcer leurs \u00e9conomies vertes et r\u00e9duire les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, notamment en tirant parti des investissements priv\u00e9s, des transferts de technologie et de l\u2019innovation, de l\u2019aide publique au d\u00e9veloppement et d\u2019autres flux officiels. Nous appelons \u00e0 la promotion de l\u2019initiative japonaise pour une Croissance verte en Afrique, qui vise \u00e0 r\u00e9aliser des changements structurels en faveur d\u2019une croissance verte \u00e0 faible \u00e9mission de gaz \u00e0 effet de serre, en tenant compte des circonstances propres \u00e0 chaque pays africain, par le biais de partenariats public-priv\u00e9, afin de mobiliser des ressources financi\u00e8res pour l\u2019adaptation au changement climatique et l\u2019att\u00e9nuation de ses effets, y compris l\u2019utilisation du M\u00e9canisme de cr\u00e9dit conjoint (MCC), et la collaboration avec les banques multilat\u00e9rales de d\u00e9veloppement (BMD) et les fonds multilat\u00e9raux pour le climat tels que la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) et le Fonds vert pour le climat (FVC) afin de soutenir les activit\u00e9s d\u2019adaptation et d\u2019att\u00e9nuation, en vue de la CdP27 en \u00c9gypte en novembre 2022 et au-del\u00e0. Nous reconnaissons \u00e9galement la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9tablir des partenariats avec les pays africains et de cr\u00e9er des march\u00e9s transparents pour les min\u00e9raux essentiels afin d\u2019encourager les investissements dans la valeur ajout\u00e9e et la transformation des ressources naturelles. En outre, en raison de la complication des probl\u00e8mes mondiaux li\u00e9s \u00e0 l\u2019approvisionnement alimentaire, nous continuons \u00e0 soutenir le renforcement de la r\u00e9silience en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de nutrition en Afrique &#8211; qui sont deux \u00e9l\u00e9ments essentiels du th\u00e8me de l\u2019UA pour l\u2019ann\u00e9e 2022 &#8211; en tirant parti de la science, de la technologie, de l\u2019innovation et du financement durable. Nous soutenons le maintien d\u2019un syst\u00e8me commercial mondial \u00e9quitable et ouvert pour les produits alimentaires de base, qui tienne compte de l\u2019impact sur les pays en d\u00e9veloppement importateurs nets de produits alimentaires. Nous nous engageons \u00e0 soutenir l\u2019augmentation de la production agricole pour remplacer les importations afin d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire face \u00e0 la hausse des prix des produits agricoles, des engrais et autres intrants et services agricoles, et \u00e0 la baisse de la productivit\u00e9 agricole due au changement climatique. Nous contribuons \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des revenus dans les zones rurales en investissant dans le d\u00e9veloppement d\u2019infrastructures, y compris les transports et les cha\u00eenes du froid pour le d\u00e9veloppement rural, afin d\u2019ajouter de la valeur aux produits agricoles et de r\u00e9duire les pertes apr\u00e8s r\u00e9colte et le gaspillage alimentaire. Nous soutenons une agriculture, des syst\u00e8mes alimentaires et des cha\u00eenes de valeur r\u00e9silients et durables en Afrique, qui r\u00e9sistent au changement climatique et aux perturbations des cha\u00eenes d\u2019approvisionnement mondiales, notamment par la mise en \u0153uvre du Programme d\u00e9taill\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture en Afrique (PDDAA) et de l\u2019Initiative pour l\u2019adaptation de l\u2019agriculture africaine (Triple A).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.1.5<\/strong><a> La pand\u00e9mie de la Covid-19 et divers d\u00e9fis ont mis en \u00e9vidence une fois de plus l\u2019importance d\u2019un syst\u00e8me \u00e9conomique international libre, ouvert et \u00e9quitable qui permette la r\u00e9silience \u00e9conomique en Afrique. Nous <\/a>soulignons l\u2019importance d\u2019un financement sain du d\u00e9veloppement qui respecte les r\u00e8gles et les normes internationales, telles que la stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique, comme base d\u2019un d\u00e9veloppement \u00e9conomique durable. Nous demandons instamment \u00e0 tous les principaux cr\u00e9anciers, y compris les pr\u00eateurs priv\u00e9s, d\u2019adopter et de suivre des pratiques de pr\u00eat \u00e9quitables et ouvertes. Nous appelons les cr\u00e9anciers du G20 et du Club de Paris \u00e0 intensifier leurs efforts pour mettre en \u0153uvre le Cadre commun de traitement de la dette au-del\u00e0 de l\u2019Initiative de suspension du service de la dette, de mani\u00e8re opportune, ordonn\u00e9e et coordonn\u00e9e. \u00c0 cet \u00e9gard, nous en appelons \u00e0 la conclusion rapide des traitements de la dette pour les pays qui en ont fait la demande. Nous saluons les efforts visant \u00e0 cr\u00e9er en Afrique un environnement dans lequel les pays ayant besoin de ressources financi\u00e8res n\u2019ont pas \u00e0 recourir \u00e0 des m\u00e9canismes de financement injustes et opaques. Nous reconnaissons que la mobilisation des ressources publiques nationales est \u00e9galement essentielle \u00e0 la r\u00e9alisation du d\u00e9veloppement durable et \u00e0 la concr\u00e9tisation de l\u2019Agenda 2063 de l\u2019UA et des ODD des Nations Unies. Nous nous f\u00e9licitons des promesses de dons s\u2019\u00e9levant \u00e0 73&nbsp;milliards de dollars par l\u2019acheminement volontaire de droits de tirage sp\u00e9ciaux (DTS) ou de contributions \u00e9quivalentes, et nous invitons tous les pays d\u00e9sireux et capables \u00e0 faire des promesses suppl\u00e9mentaires pour atteindre l\u2019objectif global de 100&nbsp;milliards de dollars de contributions volontaires pour les pays les plus d\u00e9munis. Nous nous f\u00e9licitons du lancement de la cinqui\u00e8me phase de l\u2019Assistance renforc\u00e9e au secteur priv\u00e9 en Afrique (EPSA5) &#8211; une initiative conjointe de mobilisation des ressources entre la Banque africaine de d\u00e9veloppement et le Japon, qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 5 milliards de dollars. Nous r\u00e9affirmons \u00e9galement notre engagement \u00e0 maintenir et \u00e0 renforcer le syst\u00e8me commercial multilat\u00e9ral fond\u00e9 sur des r\u00e8gles, qui est transparent, \u00e9quitable et inclusif, avec l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) en son centre. Nous appelons en outre \u00e0 la mise en \u0153uvre des r\u00e9sultats obtenus lors de la douzi\u00e8me Conf\u00e9rence minist\u00e9rielle de l\u2019OMC, notamment ceux qui concernent la poursuite des travaux visant \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019application du traitement sp\u00e9cial et diff\u00e9renci\u00e9 dans le cadre de la session extraordinaire du Comit\u00e9 du commerce et du d\u00e9veloppement, les subventions \u00e0 la p\u00eache, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la d\u00e9cision sur les ADPIC concernant certaines dispositions de cet accord pour la r\u00e9ponse \u00e0 la pand\u00e9mie de la Covid-19 et la pr\u00e9paration aux futures pand\u00e9mies.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.1.6 <\/strong>Nous nous engageons \u00e0 promouvoir l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale de l\u2019Afrique et \u00e0 favoriser un environnement international et commercial favorable en renfor\u00e7ant et en int\u00e9grant le commerce intra-africain et nous saluons les efforts visant \u00e0 int\u00e9grer les pays africains dans les cha\u00eenes d\u2019approvisionnement mondiales gr\u00e2ce \u00e0 un environnement libre, ouvert et \u00e9quitable en mati\u00e8re de commerce et d\u2019investissement. \u00c0 cet \u00e9gard, nous r\u00e9affirmons l\u2019importance du renforcement de l\u2019environnement commercial pour la promotion des investissements en Afrique. Nous sommes impatients d\u2019am\u00e9liorer encore l\u2019environnement des affaires, les possibilit\u00e9s d\u2019emploi et la responsabilit\u00e9 sociale des entreprises. Nous sommes \u00e9galement convaincus que des investissements dans des infrastructures de qualit\u00e9 et des projets de corridors dirig\u00e9s par l\u2019Afrique dans le cadre du Programme pour le d\u00e9veloppement des infrastructures en Afrique (PIDA), le d\u00e9veloppement industriel et les initiatives pertinentes de facilitation du commerce sont fondamentaux pour renforcer la connectivit\u00e9 au-del\u00e0 des fronti\u00e8res, ce qui conduit \u00e0 une transformation \u00e9conomique durable. \u00c0 cet \u00e9gard, nous saluons les initiatives dirig\u00e9es par l\u2019Afrique dans l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale et continentale, notamment le d\u00e9but provisoire des \u00e9changes de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf). Nous r\u00e9it\u00e9rons notre soutien au processus de la ZLECAf afin qu\u2019il atteigne ses objectifs, \u00e0 savoir contribuer au d\u00e9veloppement \u00e9conomique inclusif et durable de l\u2019Afrique par le biais du commerce. Nous reconnaissons \u00e9galement l\u2019importance d\u2019accro\u00eetre l\u2019afflux de fonds priv\u00e9s en att\u00e9nuant les risques et en renfor\u00e7ant la coop\u00e9ration entre les institutions financi\u00e8res r\u00e9gionales et internationales afin d\u2019\u00e9largir les capacit\u00e9s financi\u00e8res. Nous reconnaissons l\u2019importance des initiatives africaines, de l\u2019appropriation et de la gestion de ses ressources naturelles pour exploiter tout le potentiel \u00e9conomique des oc\u00e9ans, des mers, des lacs, des rivi\u00e8res et des autres ressources en eau afin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la croissance \u00e9conomique de mani\u00e8re coop\u00e9rative par le biais de l\u2019\u00e9conomie bleue, notamment par la mise en place de cha\u00eenes de valeur dans le secteur de la p\u00eache et l\u2019autonomisation des populations pour un d\u00e9veloppement durable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.2 R\u00e9aliser une soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9siliente et durable<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.2.1 <\/strong>Dans laperspective d\u2019une \u00e8re post-pand\u00e9mie de la Covid-19, nous r\u00e9affirmons notre engagement \u00e0 collaborer avec les pays africains pour construire une soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9siliente et durable en Afrique, qui se caract\u00e9risera par la s\u00e9curit\u00e9 humaine et la r\u00e9alisation de l\u2019Agenda 2063 de l\u2019UA et des ODD. \u00c0 cette fin, nous confirmons qu\u2019il est important d\u2019intensifier nos efforts dans des secteurs critiques tels que la sant\u00e9, l\u2019\u00e9ducation et l\u2019environnement, entre autres, sur la base de nos r\u00e9alisations communes dans le cadre de la coop\u00e9ration au sein du processus de la TICAD.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.2.2 <\/strong>La pand\u00e9mie de la Covid-19 nous a rappel\u00e9 \u00e0 tous que la sant\u00e9 globale n\u2019est pas seulement une base du d\u00e9veloppement social et \u00e9conomique, mais aussi une question de s\u00e9curit\u00e9 nationale dans ce monde globalis\u00e9. Suite aux lacunes des syst\u00e8mes et services de sant\u00e9 mises en \u00e9vidence par la pand\u00e9mie de la Covid-19, y compris le \u00ab\u2009d\u00e9ficit de l\u2019\u00e9quit\u00e9 en mati\u00e8re de vaccins\u2009\u00bb, nous nous engageons pleinement \u00e0 r\u00e9aliser la couverture sanitaire universelle (CSU) dans les pays africains, en pr\u00e9conisant l\u2019investissement du secteur priv\u00e9 comme moyen de promouvoir le financement national de la sant\u00e9, tout en relevant des d\u00e9fis de longue date tels que les maladies transmissibles et non transmissibles, en accordant une attention particuli\u00e8re aux maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es et aux maladies li\u00e9es au mode de vie, \u00e0 la sant\u00e9 maternelle, n\u00e9onatale, infantile et des adolescents, notamment en soutenant la promotion du Manuel de sant\u00e9 maternelle et infantile, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable, \u00e0 l\u2019assainissement et \u00e0 la nutrition, en s\u2019appuyant sur les r\u00e9sultats du Sommet de Tokyo sur la nutrition pour la croissance en 2021. Nous saluons les efforts en cours pour acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019utilisation efficace et efficiente des technologies num\u00e9riques dans le secteur de la sant\u00e9. Nous soulignons la n\u00e9cessit\u00e9 de rem\u00e9dier \u00e0 l\u2019acc\u00e8s limit\u00e9 de l\u2019Afrique aux vaccins et aux produits m\u00e9dicaux, notamment dans les situations de crise, afin de d\u00e9velopper une industrie pharmaceutique ax\u00e9e sur la technologie sur le continent africain. Nous saluons les efforts globaux d\u00e9ploy\u00e9s par le Japon pour garantir un acc\u00e8s \u00e9quitable aux vaccins anticovid-19 s\u00fbrs, efficaces et de qualit\u00e9 en Afrique, notamment par la mise \u00e0 disposition de vaccins et d\u2019installations de stockage frigorifique et par une contribution financi\u00e8re de 1,5&nbsp;milliard de dollars \u00e0 la Facilit\u00e9 du COVAX pour l\u2019acc\u00e8s mondial au vaccin anticovid-19, et par une facilit\u00e9 financi\u00e8re accord\u00e9e \u00e0 AfreximBank pour faire progresser le d\u00e9veloppement des capacit\u00e9s de production locale de vaccins et de produits m\u00e9dicaux avec le soutien de l\u2019Agence japonaise de coop\u00e9ration internationale (JICA) et des banques japonaises et pour l\u2019achat de vaccins par l\u2019interm\u00e9diaire du Fonds africain pour l\u2019acquisition&nbsp;des&nbsp;vaccins (AVAT) avec le soutien de l\u2019Agence japonaise d&rsquo;assurances des exportations&nbsp;et&nbsp;investissements (NEXI). Les dirigeants africains ont \u00e9galement appr\u00e9ci\u00e9 le nouvel engagement du Japon \u00e0 verser jusqu\u2019\u00e0 1,08&nbsp;milliard de dollars sur trois ans pour la septi\u00e8me p\u00e9riode de reconstitution des ressources du Fonds mondial, afin de parvenir \u00e0 un syst\u00e8me de sant\u00e9 universel en renfor\u00e7ant les syst\u00e8mes de sant\u00e9 et en luttant contre les trois principales maladies infectieuses, telles que le VIH\/sida, la tuberculose et le paludisme, y compris en Afrique. Nous saluons \u00e9galement la nouvelle strat\u00e9gie du Japon pour la sant\u00e9 mondiale, qui vise \u00e0 renforcer la pr\u00e9vention, la pr\u00e9paration et la r\u00e9ponse aux crises de sant\u00e9 publique, en s\u2019appuyant sur les progr\u00e8s tangibles r\u00e9alis\u00e9s dans le cadre de l\u2019Initiative pour la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre en Afrique (AfHWIN). Nous saluons la mise en \u0153uvre du Nouvel ordre de sant\u00e9 publique pour l\u2019Afrique, qui pr\u00e9voit le renforcement du Centre africain pour le contr\u00f4le et la pr\u00e9vention des maladies (CDC-Afrique) et des institutions nationales de sant\u00e9 publique, ainsi que la mise en place de l\u2019Agence africaine des m\u00e9dicaments (AMA), l\u2019investissement dans le personnel de sant\u00e9 publique, le d\u00e9veloppement de la fabrication de vaccins, ainsi que de produits diagnostiques et th\u00e9rapeutiques, l\u2019augmentation du financement national de la sant\u00e9 et le respect de partenariats orient\u00e9s vers l\u2019action.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.2.3 <\/strong>Nous r\u00e9affirmons l\u2019importance du capital humain pour le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique, notamment en renfor\u00e7ant les capacit\u00e9s locales dans des secteurs strat\u00e9giques tels que l\u2019industrie et les entreprises, dans l\u2019esprit de l\u2019appropriation par l\u2019Afrique. L\u2019Afrique reconna\u00eet et appr\u00e9cie hautement la pr\u00e9cieuse contribution du Japon au d\u00e9veloppement des ressources humaines en Afrique et se f\u00e9licite de sa poursuite. \u00c0 cet \u00e9gard, nous renouvelons nos efforts pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me de la fuite des cerveaux en Afrique. Nous soulignons \u00e9galement la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9velopper les capacit\u00e9s afin d\u2019\u00e9largir l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une \u00e9ducation, une formation et un d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences inclusifs, de qualit\u00e9 et pertinents en Afrique. Nous rappelons l\u2019importance de promouvoir l\u2019enseignement des sciences, des technologies, de l\u2019ing\u00e9nierie et des math\u00e9matiques (STEM), l\u2019utilisation des technologies num\u00e9riques, les \u00e9changes de connaissances dans l\u2019\u00e9ducation, la diplomatie scientifique et technologique, la recherche et l\u2019innovation, ainsi que le soutien aux populations socialement vuln\u00e9rables. Nous reconnaissons \u00e9galement qu\u2019une plus grande synergie qui facilite la coop\u00e9ration entre la soci\u00e9t\u00e9 civile au Japon et en Afrique peut jouer un r\u00f4le essentiel dans la construction d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9siliente et durable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.2.4 <\/strong>Pour parvenir \u00e0 un d\u00e9veloppement durable en Afrique, nous soulignons l\u2019urgence de traiter les questions environnementales comme le changement climatique et les d\u00e9fis connexes tels que les risques de catastrophes naturelles, la d\u00e9gradation des terres et des for\u00eats, la gestion des d\u00e9chets, la pollution marine, y compris les d\u00e9chets plastiques, les s\u00e9cheresses, les inondations, les cyclones tropicaux, la d\u00e9sertification, le stress hydrique et la perte de biodiversit\u00e9. Par cons\u00e9quent, nous appelons \u00e0 un renforcement du soutien international aux questions environnementales de l\u2019Afrique. En particulier, nous nous engageons \u00e0 continuer de renforcer les capacit\u00e9s de nos communaut\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019att\u00e9nuation et d\u2019adaptation au changement climatique et nous saluons la mise en \u0153uvre de la strat\u00e9gie et du plan d\u2019action de l\u2019UA sur le changement climatique et le d\u00e9veloppement r\u00e9silient (2022-2032). Nous visons en outre \u00e0 r\u00e9duire \u00e0 z\u00e9ro la pollution suppl\u00e9mentaire due aux d\u00e9chets plastiques marins. Nous soulignons l\u2019importance de renforcer le travail avec les organisations internationales sur la gestion durable des for\u00eats et la lutte contre l\u2019exploitation foresti\u00e8re ill\u00e9gale en tenant compte de la strat\u00e9gie africaine de lutte contre l\u2019exploitation et le commerce illicite de la flore et de la faune sauvages et de la strat\u00e9gie pour l\u2019\u00e9conomie bleue en Afrique. Nous f\u00e9licitons les pays africains pour les efforts qu\u2019ils d\u00e9ploient pour mettre en place des \u00e9conomies vertes et r\u00e9duire les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, bien qu\u2019ils soient ceux qui contribuent le moins \u00e0 ces \u00e9missions. Les pays africains saluent la contribution du Japon dans les domaines de l\u2019att\u00e9nuation et de l\u2019adaptation. Nous appelons \u00e9galement \u00e0 la poursuite des efforts pour lutter contre le changement climatique, dans le cadre de la CCNUCC et de l\u2019Accord de Paris, notamment en d\u00e9veloppant des infrastructures vertes, en fournissant une assistance dans les domaines de la gestion des catastrophes, de l\u2019agriculture, de la sylviculture, de l\u2019environnement marin et terrestre, ainsi qu\u2019en pr\u00e9servant les \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.3 R\u00e9aliser une paix et une stabilit\u00e9 durables<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.3.1 <\/strong>La bonne gouvernance, la d\u00e9mocratie et l\u2019\u00e9tat de droit sont essentiels pour le d\u00e9veloppement, la paix et la stabilit\u00e9 de l\u2019Afrique. \u00c0 cet \u00e9gard, nous continuerons \u00e0 soutenir les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par l\u2019Afrique pour pr\u00e9server les principes d\u00e9mocratiques, notamment des \u00e9lections ouvertes \u00e0 tous, cr\u00e9dibles et transparentes, ainsi que le renforcement des institutions et des capacit\u00e9s et la consolidation de la gouvernance. Nous reconnaissons que des efforts soutenus \u00e0 plus long terme sont indispensables \u00e0 la consolidation de la d\u00e9mocratie et soulignons qu\u2019il importe de mettre en place des infrastructures sociales et de soutenir l\u2019am\u00e9lioration des moyens de subsistance des jeunes et des femmes. Nous nous engageons \u00e0 favoriser la coop\u00e9ration en soutenant une formation ad\u00e9quate pour les missions de soutien \u00e0 la paix dirig\u00e9es par l\u2019Afrique et le renforcement des capacit\u00e9s en Afrique, ainsi qu\u2019\u00e0 soutenir les op\u00e9rations de maintien de l\u2019ordre, et \u00e0 valoriser l\u2019Architecture africaine de gouvernance (AGA), l\u2019Architecture africaine de paix et de s\u00e9curit\u00e9 (APSA).Nous prenons note de la nouvelle approche pour la paix et la stabilit\u00e9 en Afrique (NAPSA), annonc\u00e9e lors de la TICAD-7 en 2019.Nous sommes pleinement conscients du r\u00f4le essentiel que jouent les missions de soutien de la paix conduites par l\u2019Afrique dans le maintien de la paix et de la stabilit\u00e9 en Afrique et de l\u2019importance de renforcer le partenariat entre l\u2019UA et le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations unies \u00e0 cet \u00e9gard. Nous confirmons notre engagement \u00e0 discuter de mani\u00e8re approfondie des questions li\u00e9es aux diff\u00e9rentes options de financement et d\u2019assistance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.3.2 <\/strong>Nous soulignons l\u2019importance de promouvoir les efforts r\u00e9gionaux et internationaux li\u00e9s \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 maritime, y compris la lutte contre la piraterie, la p\u00eache illicite, non d\u00e9clar\u00e9e et non r\u00e9glement\u00e9e (INN) et d\u2019autres crimes maritimes, et le maintien d\u2019un ordre maritime fond\u00e9 sur des r\u00e8gles, conform\u00e9ment aux principes du droit international, en particulier la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM). \u00c0 cet \u00e9gard, nous nous f\u00e9licitons de l\u2019accord conclu lors de la douzi\u00e8me Conf\u00e9rence minist\u00e9rielle, qui s\u2019est tenue \u00e0 Gen\u00e8ve du 12 au 17 juin 2022, et qui interdit les subventions qui contribuent \u00e0 la p\u00eache INN. Nous r\u00e9affirmons notre d\u00e9termination \u00e0 travailler avec les pays africains pour lutter contre la p\u00eache INN, un probl\u00e8me aux multiples facettes qui compromet non seulement la s\u00e9curit\u00e9 maritime, mais aussi le d\u00e9veloppement durable et la stabilit\u00e9 des \u00e9conomies locales. La priorit\u00e9 mondiale r\u00e9side \u00e9galement dans le renforcement de la gouvernance, la lutte contre la criminalit\u00e9 transnationale organis\u00e9e, les flux financiers illicites et la corruption, la promotion de la consolidation de la paix, la lutte contre le commerce ill\u00e9gal d\u2019esp\u00e8ces sauvages, le terrorisme et l\u2019extr\u00e9misme violent, et la cybers\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.3.3 <\/strong>Nous renouvelons notre engagement \u00e0 soutenir les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par l\u2019Afrique pour pr\u00e9venir les conflits et renforcer la paix en s\u2019attaquant \u00e0 leurs causes profondes et sommes convenus de prendre des mesures concr\u00e8tes pour parvenir \u00e0 une paix durable dans le respect du droit international des droits de l\u2019homme et du droit international humanitaire. \u00c0 cet \u00e9gard, le lien entre l\u2019humanitaire, le d\u00e9veloppement et la paix est essentiel. Nous soulignons l\u2019importance des efforts d\u00e9ploy\u00e9s aux niveaux sous-r\u00e9gional, national, local et communautaire pour relever les d\u00e9fis en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9. Pour nous attaquer aux causes profondes des conflits, nous soulignons la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer l\u2019autonomie et la r\u00e9silience des communaut\u00e9s et leur collaboration avec les gouvernements sur la base d\u2019une confiance mutuelle. Nous saluons l\u2019action du Centre de l\u2019Union africaine pour la reconstruction et le d\u00e9veloppement post-conflit (RDPC) dans l\u2019accomplissement de son mandat consistant \u00e0 s\u2019attaquer aux causes profondes des conflits et de la fragilit\u00e9 en Afrique. Nous soulignons la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger et de soutenir les personnes d\u00e9plac\u00e9es de force, notamment les r\u00e9fugi\u00e9s et les personnes d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leur propre pays, en trouvant des solutions durables et en soutenant les communaut\u00e9s locales. Nous soulignons que les femmes et les jeunes doivent \u00eatre au centre de tous nos efforts pour construire des soci\u00e9t\u00e9s pacifiques, durables et r\u00e9silientes, et nous continuerons \u00e0 promouvoir la mise en \u0153uvre du Programme de l\u2019Union africaine pour les femmes, la paix et la s\u00e9curit\u00e9 et du Programme de l\u2019Union africaine pour les jeunes, la paix et la s\u00e9curit\u00e9. \u00c0 cet \u00e9gard, nous conjuguerons nos efforts pour promouvoir davantage la mise en \u0153uvre de l\u2019agenda de l\u2019Union africaine en ce qui concerne les femmes, la paix et la s\u00e9curit\u00e9, les enfants et les conflits arm\u00e9s et la jeunesse. Nous reconnaissons que la fragilit\u00e9 li\u00e9e au changement climatique constitue une menace pour la paix et la stabilit\u00e9 en Afrique et que le fait de relever les d\u00e9fis environnementaux et climatiques peut contribuer \u00e0 maintenir la paix et la stabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.3.4. <\/strong>Nous exprimons notre vive pr\u00e9occupation en ce qui concerne la situation en Ukraine et son impact sur les \u00e9conomies africaines et mondiales. \u00c0 cet \u00e9gard, soulignons l\u2019importance de la pr\u00e9servation de la paix, de la s\u00e9curit\u00e9 et de la stabilit\u00e9, par le dialogue et le respect des principes du droit international. Nous soulignons avec une profonde inqui\u00e9tude l\u2019impact socio-\u00e9conomique n\u00e9gatif de cette crise, qui a cr\u00e9\u00e9 une ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire en Afrique dans le contexte difficile de l\u2019apr\u00e8s-Covid-19 et r\u00e9it\u00e9rons les appels r\u00e9p\u00e9t\u00e9s \u00e0 la reprise des exportations de c\u00e9r\u00e9ales, de grains et de produits agricoles ainsi que d\u2019engrais vers les march\u00e9s mondiaux afin de soulager la population africaine. Nous appelons tous les partenaires internationaux \u00e0 soutenir les pays africains pour surmonter la hausse des prix des denr\u00e9es alimentaires et de l\u2019\u00e9nergie.Nous saluons l\u2019accord entre l\u2019Ukraine, la Russie, les Nations unies et la Turquie, sign\u00e9 le 22 juillet 2022, sur l\u2019exportation de c\u00e9r\u00e9ales et de produits agricoles \u00e0 travers la mer Noire.Nous encourageons toutes les parties \u00e0 assurer la mise en \u0153uvre de l\u2019accord.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.3.5 <\/strong>Nous soulignons la haute priorit\u00e9 que nous accordons au multilat\u00e9ralisme et \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9 internationale. Nous r\u00e9affirmons que la r\u00e9forme du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 doit \u00eatre abord\u00e9e de mani\u00e8re globale, transparente et \u00e9quilibr\u00e9e, en abordant les cinq questions cl\u00e9s, y compris la question du veto, et qu\u2019elle doit recueillir l\u2019adh\u00e9sion politique la plus large possible des \u00c9tats membres dans le cadre de n\u00e9gociations intergouvernementales dont les \u00c9tats membres sont les ma\u00eetres d\u2019\u0153uvre, comme le pr\u00e9voit la d\u00e9cision 62\/557 de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies. Nous reconnaissons la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9parer l\u2019injustice historique \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019Afrique en ce qui concerne sa repr\u00e9sentation au sein du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 et r\u00e9affirmons notre soutien \u00e0 une repr\u00e9sentation africaine \u00e0 part enti\u00e8re au sein du Conseil de s\u00e9curit\u00e9, avec au moins deux si\u00e8ges permanents dot\u00e9s de toutes les pr\u00e9rogatives et de tous les privil\u00e8ges des membres permanents, y compris le droit de veto, et cinq si\u00e8ges non permanents, conform\u00e9ment \u00e0 la position commune africaine telle qu\u2019elle est consacr\u00e9e dans le Consensus d\u2019Ezulwini et la D\u00e9claration de Syrte. Par ailleurs, dans cette optique, nous sommes d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 coop\u00e9rer pour acc\u00e9l\u00e9rer la r\u00e9forme du Conseil.Le Japon et les \u00c9tats africains continueront \u00e0 communiquer et \u00e0 coop\u00e9rer \u00e9troitement au sein des Nations unies, dans des domaines tels que la consolidation de la paix.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2.3.6 <\/strong>Nous r\u00e9affirmons notre engagement \u00e0 r\u00e9aliser un monde sans armes nucl\u00e9aires, en reconnaissant les cons\u00e9quences humanitaires catastrophiques de l\u2019utilisation des armes nucl\u00e9aires, dont la compr\u00e9hension sous-tend notre poursuite de l\u2019\u00e9limination totale des armes nucl\u00e9aires. Nous sommes d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 maintenir et \u00e0 renforcer le Trait\u00e9 sur la non-prolif\u00e9ration des armes nucl\u00e9aires (TNP), pierre angulaire du r\u00e9gime international de d\u00e9sarmement et de non-prolif\u00e9ration nucl\u00e9aires, et fondement essentiel de la poursuite des utilisations pacifiques de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire. Nous r\u00e9affirmons \u00e9galement l\u2019importance de la pr\u00e9vention et de l\u2019\u00e9radication du commerce illicite des armes l\u00e9g\u00e8res et de petit calibre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3.0 La voie \u00e0 suivre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3.1 <\/strong>Nous saluons la mise en \u0153uvre r\u00e9guli\u00e8re du Plan d\u2019action de Yokohama 2019 et nous nous engageons \u00e0 poursuivre la mise \u00e0 jour ce plan d\u2019action de mani\u00e8re inclusive en le recadrant en Plan d\u2019action de Tunis de la TICAD-8. Nous r\u00e9affirmons que les initiatives et les actions du Plan d\u2019action de la TICAD seront align\u00e9es sur les cadres africains et internationaux tels que l\u2019Agenda 2063 de l\u2019UA et les ODD.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3.2 <\/strong>La TICAD 9 se tiendra au Japon en 2025. Une r\u00e9union minist\u00e9rielle de la TICAD se tiendra en 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3.3 <\/strong>Nous exprimons notre profonde gratitude \u00e0 Son Excellence M. Kais Saied, Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de Tunisie, pour avoir copr\u00e9sid\u00e9 et accueilli la TICAD-8 \u00e0 Tunis. Nous exprimons \u00e9galement notre sinc\u00e8re reconnaissance au gouvernement et au peuple tunisiens pour l\u2019accueil chaleureux et l\u2019hospitalit\u00e9 r\u00e9serv\u00e9s aux participants de la TICAD-8.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Conf\u00e9rence internationale de Tokyo sur le d\u00e9veloppement de l&rsquo;Afrique (TICAD8) s&rsquo;est achev\u00e9e hier dimanche 28 ao\u00fbt 2022. Voici les conclusions et d\u00e9clarations consign\u00e9es en d\u00e9tail : 1.1 Nous, chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement des \u00c9tats membres de l\u2019Union africaine et des d\u00e9l\u00e9gations du Japon, et repr\u00e9sentants des coorganisateurs de la TICAD, \u00e0 savoir les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":42842,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"subtitle":"","format":"standard","video":"","gallery":"","source_name":"","source_url":"","via_name":"","via_url":"","override_template":"0","override":[{"template":"1","single_blog_custom":"","parallax":"1","fullscreen":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"top","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_view_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_prev_next_post":"1","show_popup_post":"1","number_popup_post":"1","show_author_box":"0","show_post_related":"0","show_inline_post_related":"0"}],"override_image_size":"0","image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post":"0","trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post":"0","sponsored_post_label":"Sponsored by","sponsored_post_name":"","sponsored_post_url":"","sponsored_post_logo_enable":"0","sponsored_post_logo":"","sponsored_post_desc":"","disable_ad":"0"},"jnews_primary_category":{"id":""},"jnews_override_bookmark_settings":[],"jnews_review":[],"enable_review":"","type":"","name":"","summary":"","brand":"","sku":"","good":[],"bad":[],"score_override":"","override_value":"","rating":[],"price":[],"jnews_post_split":[],"footnotes":""},"categories":[43,73],"tags":[8393],"class_list":["post-42921","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-eco-business","category-eco","tag-ticad8"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/42921","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=42921"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/42921\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":42924,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/42921\/revisions\/42924"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/42842"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=42921"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=42921"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africanchallenges.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=42921"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}