La 43e édition du Festival international de Bizerte a été inaugurée dans la soirée du vendredi 17 juillet 2026 avec un concert de la chanteuse tunisienne Eya Daghnouj, révélée au grand public grâce à sa participation à The Voice Arabie en 2018. L’événement s’est déroulé en présence du gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, entourés de nombreuses personnalités régionales et nationales.
Aujourd’hui considérée comme l’une des voix montantes de la scène musicale tunisienne, Eya Daghnouj enchaîne les prestations dans les plus grands festivals du pays. Après avoir marqué le public du Festival international de Dougga, elle a eu l’honneur d’assurer cette année l’ouverture du Festival international de Bizerte. Elle se produit également dans des salles prestigieuses, notamment le Théâtre municipal de Tunis.
Spécialisée dans le tarab arabe et le patrimoine musical tunisien, la chanteuse puise son inspiration dans le répertoire de la Rachidia, les sonorités orientales et le patrimoine bédouin tunisien. Son univers musical rend hommage aux grandes figures de la chanson arabe, telles qu’Oum Kalthoum et Warda, ainsi qu’aux icônes tunisiennes Saliha et Ali Riahi.
Avant le lever de rideau, Lotfi Sfaxi, le directeur du Festival international de Bizerte a donné le coup d’envoi officiel de cette édition en remerciant le gouverneur de Bizerte ainsi que les autorités locales, les services administratifs, militaires et sécuritaires pour leur soutien à l’organisation du festival.

Eya Daghnouj a ouvert son spectacle avec le célèbre titre « Alf Leila wa Leila » d’Oum Kalthoum. Prenant ensuite la parole, elle a exprimé sa gratitude envers le public bizertin et l’équipe du festival : « C’est un grand honneur pour moi d’ouvrir cette 43e édition. Merci pour votre confiance. »
Durant près de deux heures, la chanteuse a offert un répertoire riche mêlant grands classiques de la chanson arabe et patrimoine tunisien. Elle a interprété « El Beyaâ », « Btounes Bik », « Mesh Hakhsar », « Taâ Nensa », « Lil Mahabba » et « Ala Khatrek ». Le concert s’est poursuivi avec « Bkhnouq », présenté sous forme de medley, avant d’enchaîner avec « Ya Lal », « Ya Sayed Ennas », « El Hamdi » (1 et 2), « Wahch Essahra », « Naqouz » ainsi qu’un medley en hommage à Saliha. Elle a également interprété « Nessma El Kefiya », « Ya Tir El Hamam », « Maradh El Hawa », « Nahla », avant de conclure la soirée avec « Jibouli Khali », offrant au public un véritable voyage entre patrimoine tunisien et répertoire oriental.






La deuxième partie du spectacle a été marquée par la participation du troupe patrimoniale bizertine dirigée par le cheikh Belhassen, apportant une touche supplémentaire de folklore et de patrimoine bizertin à cette soirée inaugurale.
Lors de la conférence de presse organisée à l’issue du concert, Eya Daghnouj s’est dite heureuse de l’accueil chaleureux du public. Elle a estimé que le Festival international de Bizerte avait fait le pari de lui confier cette soirée d’ouverture après plusieurs années de travail et d’évolution artistique, ajoutant être fière d’avoir répondu aux attentes.
De son côté, le maestro Mohamed Lassed a salué la participation du troupe patrimoniale bizertine, soulignant son rôle dans la valorisation du patrimoine musical de Bizerte. Il a également évoqué les prochains projets internationaux de la chanteuse, notamment une participation au Caire, tout en mettant en avant la capacité des artistes tunisiens à s’adapter aux différents styles musicaux grâce à des collaborations, notamment avec le compositeur Ahmed Arab.
Les spectacles de cette 43e édition se poursuivront jusqu’au 19 août avec une programmation de 16 soirées mêlant concerts, théâtre et spectacles de cirque. Le Festival international de Bizerte accueillera plusieurs artistes tunisiens et arabes, proposant au public une affiche riche et variée tout au long de l’été.








































