Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, M. Samir Abid, a présidé, lundi 20 avril 2026, l’ouverture des travaux de la première réunion de l’année du Conseil national de lutte contre la contrefaçon, marquant la reprise officielle de l’activité de cet organe consultatif.
Cette relance s’inscrit dans la volonté du ministère de renforcer le dispositif national de protection de la propriété intellectuelle et de lutter plus efficacement contre les phénomènes de contrefaçon et de piratage, considérés comme des atteintes graves à l’économie et à l’innovation.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a souligné que la réactivation du Conseil constitue une étape importante dans la dynamique nationale visant à diagnostiquer ces phénomènes et à proposer des solutions concrètes pour les endiguer. Cela passe notamment par le développement du cadre juridique et institutionnel, ainsi que par le renforcement des mécanismes opérationnels, afin de protéger la créativité, améliorer le climat des affaires et soutenir l’investissement et la croissance économique.
M. Samir Abid a rappelé que la Tunisie figure parmi les pays pionniers en matière de protection de la propriété intellectuelle, grâce à son adhésion précoce aux principales conventions internationales et régionales, ce qui contribue à son rayonnement et à la valorisation du rôle de la propriété intellectuelle dans le développement économique, social et culturel.
Le ministre a également souligné que la contrefaçon et le piratage constituent à la fois des infractions juridiques et morales, relevant de la concurrence déloyale, portant atteinte à l’intégrité des échanges économiques. Il a précisé que ces phénomènes ont évolué, touchant désormais des secteurs industriels et technologiques, et s’étendant des produits de luxe aux biens de consommation courante, avec une forte présence dans les circuits numériques et des liens avec des réseaux transnationaux organisés.
Dans ce contexte, il a appelé à renforcer la coopération nationale et internationale, à intensifier la coordination entre les différentes parties prenantes et à adopter des approches globales et intégrées pour limiter les impacts de ces pratiques.
Le ministre a par ailleurs indiqué que la Tunisie a engagé plusieurs initiatives structurantes, notamment l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la contrefaçon et le piratage en collaboration avec les institutions concernées. La reprise des travaux du Conseil devrait contribuer à améliorer la performance des mécanismes de contrôle et à renforcer les capacités nationales et les partenariats internationaux dans ce domaine.
En conclusion, l’accent a été mis sur la nécessité de consolider la coopération entre les différents intervenants et de renforcer le rôle du Conseil dans la définition de politiques efficaces de protection de la propriété intellectuelle, au service de la compétitivité de l’économie nationale et du développement durable.
Source: Communiqué














































