La cérémonie d’ouverture des Journées du film francophone CINEF 2026 s’est tenue, le jeudi 9 avril 2026, à l’Institut français de Tunisie, en présence de plusieurs personnalités diplomatiques de premier plan, dont l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, l’ambassadeur de Belgique, François Dumont, la déléguée générale Wallonie-Bruxelles Rajae Essefiani, Son Excellence Salomon Mwendanga Musengo, Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Tunisie, qui assure la présidence du Groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF) en Tunisie, l’ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Bilodeau, ainsi que l’ambassadeur de Suisse en Tunisie, Josef Renggli, aux côtés du directeur de l’Institut français de Tunisie, Fabrice Rousseau.
L’événement a également réuni des journalistes francophones et des créateurs de contenu, parmi lesquels des influenceurs tunisiens francophones ainsi que l’influenceur français Loïc Douki.
Cette ouverture officielle a été marquée par un moment fort avec la remise de prix à de jeunes influenceurs, récompensant leur créativité, leur engagement et leur contribution à la promotion des contenus francophones en ligne. Cette distinction a souligné la volonté de valoriser les nouvelles formes d’expression et de communication, en lien avec la culture et le cinéma francophone.

Dans son discours d’ouverture, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen a salué la tenue de cette première édition, qu’elle a présentée comme le fruit d’une coopération entre les ambassades francophones présentes dans le pays. Elle a mis en avant la vitalité de la francophonie et son engagement en faveur d’une culture « ouverte, diverse et profondément humaine ». Évoquant la richesse du cinéma francophone, elle a souligné sa capacité à porter des récits pluriels, à croiser les regards et à interroger les identités contemporaines. Dans un contexte international marqué par les tensions, elle a insisté sur le rôle du cinéma comme espace de dialogue, de réflexion et de liberté, le qualifiant même « d’acte de résistance intellectuelle ». Elle a enfin rendu hommage aux artistes, réalisateurs et partenaires ayant contribué à l’événement, tout en souhaitant au public un festival riche en découvertes et en échanges.
Pour sa part, la déléguée générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie, Rajae Essefiani a souligné la place centrale de la culture dans le rapprochement des peuples francophones. Elle a mis en avant le rôle du cinéma comme espace d’expression et de dialogue, capable de refléter la diversité des identités et des réalités contemporaines, tout en insistant sur la richesse et la diversité des films au programme, illustrant la pluralité des regards au sein de l’espace francophone.

Elle a par ailleurs indiqué que cette édition du CINEF se tient dans plusieurs villes du pays, notamment à Tunis, Sousse et Sfax, afin de toucher un public plus large et de favoriser l’accès à la culture. La responsable a également tenu à remercier l’ensemble des partenaires ayant contribué à l’organisation de cette manifestation, saluant une initiative collective porteuse de sens et renforçant les échanges entre la Tunisie et les pays francophones. Elle a enfin exprimé le souhait de voir cet événement s’inscrire durablement dans le paysage culturel.
Lors de l’événement, un temps d’échange a également été organisé sous forme de questions-réponses entre la journaliste de RTCI, Raouia Kheder, et le directeur des Journées Cinématographiques de Carthage, Tarek en Chaâbane. Cette conversation a permis d’aborder les enjeux du cinéma francophone, le rôle des festivals dans la promotion des œuvres cinématographiques, ainsi que les perspectives de coopération culturelle en Tunisie et dans l’espace francophone. Les échanges ont mis en lumière l’importance du dialogue entre les professionnels des médias et du cinéma pour accompagner le développement et la diffusion de la création audiovisuelle.

La soirée d’ouverture des Journées du film francophone CINEF 2026 s’est clôturée par la projection du film tunisien « Les ordinaires – Au-delà des montagnes », réalisé par Mohamed Ben Attia. Cette projection a offert au public un moment de découverte cinématographique mettant en lumière la création tunisienne contemporaine, dans le prolongement d’une soirée placée sous le signe de la diversité, du dialogue culturel et de la célébration du cinéma francophone.











































