Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier 25 mars 2025, au palais de Carthage le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti. Au cours de cet échange, il a souligné l’importance cruciale des diplomates tunisiens pour défendre les intérêts nationaux, insistant sur la nécessité d’une évaluation constante de leur efficacité. D’après lui, la lutte pour la souveraineté tunisienne doit être accompagnée d’une véritable offensive sur le front diplomatique.
Kaïs Saïed a réaffirmé les principes essentiels de la politique étrangère de la Tunisie, notamment l’autonomie des décisions nationales et la diversification des partenariats en faveur des intérêts du pays. Il a également rappelé que la diplomatie ne devrait pas se réduire à l’ouverture de nouvelles ambassades ou à la nomination d’ambassadeurs, mais doit se traduire par des actions concrètes durant la période de leur mandat.
Concernant la question migratoire, le chef de l’État a longuement parlé de la collaboration de la Tunisie avec les organisations internationales, en particulier l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Il a indiqué que seulement 1 544 migrants en situation irrégulière avaient bénéficié d’un retour volontaire vers leur pays d’origine depuis le début de l’année, un chiffre qu’il considère comme insuffisant au regard des efforts qui auraient pu être fournis pour freiner ce phénomène, jugé inacceptable tant sur le plan humanitaire que légal.
Le président a donc appelé ces organisations à accroître leur soutien aux initiatives tunisiennes en matière de retour volontaire des migrants et à renforcer la coopération internationale pour démanteler les réseaux criminels impliqués dans le trafic d’êtres humains.
Enfin, Kaïs Saïed a donné des directives pour améliorer l’assistance aux Tunisiens vivant à l’étranger, en se concentrant sur la modernisation des services consulaires en ligne et un meilleur suivi de leurs besoins. Il a souligné l’importance des missions diplomatiques et consulaires, rappelant que tout manquement à leurs devoirs n’aurait pas de conséquences.











































