Dans le cadre du 35 è édition des Journées cinématographiques de Carthage, une projection presse du film Le pont de Walid Matar s’est tenue le jeudi 19 décembre 2024, en présence de l’équipe du film, à la cité de la culture chedly Kélibi.
Le Pont de Walid Mattar ,Scénario écrit par Radwen Dridi , Leyla Bouzid et Walid Mattar narre l’histoire de trois jeunes Tunisiens ordinaires, animés par des aspirations de réussite et une détermination à s’élever. Foued, un jeune photographe et réalisateur, désireux de lancer sa carrière, accepte d’assister son ami rappeurTita dans la réalisation d’un clip de hip-hop, mettant en vedette Safa, une étudiante en commerce qui exerce également en tant qu’influenceuse tout en multipliant les petits emplois pour améliorer ses revenus. Safa commercialise des accessoires et, ce soir-là, elle danse pour les besoins de la production. Tita, quant à lui, est un réparateur de téléphones qui aspire à se faire un nom dans le rap.
Ces jeunes, loin des stéréotypes de la délinquance, se présentent comme profondément innocents et sincères dans leurs ambitions. Ils ne sont pas des exclus, mais des travailleurs, partageant des rêves de richesse et de succès, semblables à ceux de nombreux jeunes à travers le monde. Ces caractéristiques suscitent une empathie profonde chez le spectateur. Leur humanité, et même leur naïveté, rendent leurs choix compréhensibles, même lorsque leurs décisions les entraînent sur une voie périlleuse.
Le tournant de l’intrigue survient lorsque le trio met la main sur un important paquet de cocaïne. Cet événement inattendu se transforme pour eux en une occasion de transformer leur existence. Ils ne perçoivent pas la drogue comme une finalité, mais comme un moyen rapide d’atteindre leurs objectifs. Chaque nuit, ils traversent donc le pont de Radès pour écouler leur marchandise dans des clubs prestigieux, un passage entre leur réalité modeste de la banlieue sud et les promesses de luxe de la banlieue nord. Cependant, cette quête effrénée de succès les confronte rapidement à des dilemmes moraux et à des conséquences imprévues.
Le pont de Radès, véritable protagoniste du film, incarne le fossé entre deux mondes : celui des riches et celui des pauvres, celui des rêves et celui des désillusions.













































