Le président de la république, Kaïs Saïed, a reçu, hier mercredi 08 novembre2023, le chef du gouvernement, Ahmed Hachani à Carthage.
La réunion a porté sur les projets bloqués et la nécessité de surmonter toutes les entraves ayant conduit à cette situation.
Saïed a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la réalisation de ces projets, les études ont été menées et les fonds alloués, mais la concrétisation fait défaut, et au meilleur des cas, achoppe.
Le chef de l’Etat a affirmé « la nécessité d’œuvrer à surmonter les causes ayant donné lieu à ce retard », signalant que « les mesures suivies visent, parfois, non pas à respecter la loi, mais à répondre aux groupes de pression, étant donné que ces projets attentent à leurs intérêts, et trouvent, hélas, ceux qui les aident dans ces blocage et report ». Ces parties ont, désormais, « des réseaux criminels œuvrant à prendre la place de l’Etat dans de nombreux services publics, à l’instar du transport, de la santé, de l’enseignement et autres », a-t-il révélé, lit-on dans un communiqué de la présidence.
Le président de la République a, de nouveau, insisté sur « la nécessité d’assainir l’ensemble des appareils de l’Etat, et d’accélérer les opérations d’audit et de recrutement, étant donné qu’en plus du lien de nombreuses personnes avec ces lobbies, et outre le fait qu’il s’agit de dilapidation de l’argent public, ils représentent un prolongement des réseaux criminels dont la finalité est de malmener les citoyens, et de provoquer crise après crise, quasiment tous les jours ».
« Le peuple tunisien a montré un haut degré de conscience, et a avorté ces tentatives désespérées, et l’Etat demeurera fort, personne ne saura le troubler », a-t-il souligné, assurant que personne ne pourra prétendre à l’impunité, « la reddition des comptes est une revendication populaire, et n’est pas un simple slogan, elle devra trouver le chemin de l’application dans les délais les plus proches », a-t-il exigé.
La rencontre a, de surcroît, examiné l’ordre du jour du prochain conseil des ministres, lequel planchera sur des textes de loi. La Tunisie a besoin, aujourd’hui, de nouvelles législations traduisant la souveraineté populaire, a-t-il déclaré.














































